‹ Œuvres de J. de La FontaineChapitre 237 sur 379 · LB RBHARD ET LE BOUC · texte numérisé non relu

LB RBHARD ET LE BOUC

EMpe, ùh, 4, ^KXétaJi xoi Tpéc^ (Coray, p. 5 et 6, p. i8i et s8i). — Phèdre, liTre IV, fob. 9, Fu^ù et Hîreut. — Haudent, 1" partie, frb. I, itim Rtgmardet iPun Boucq, — Corrozety fiJ>. 71 y du Bernard tt du Boue,

Mjthologia msopiea IfeçeUti, p. 88» p. io3, p. 433.

Voyez ci-destas la Préface de la Fontaine (p. 16 et 17), où cette &ble est rapprochée de Texpédition de Crassas, s'engageant dans le pays des Parthes sans savoir oommeot il en pourra sortir. — - L'abbé Gnillon cite les vers suivants , tirés da conte de Vj4droU esclave de BosqoilloD (Poésies anciennes et modernes ^ Paris, Durand, 1781, tome I, nO lxtiu, p. ii3) :

Ne te sonrient-il plus de ce Bouc trop crédule Descendu dans un puits pour se désaltérer, Qui fut par le Renard traité de ridicule Pour n'avoir pas prévu l'endroit de s*en tirer?

^ La fable 19 d'Ésope, Bitpoxoi (Coray, p. 1 3) est la contre-partie de celle-ci. Ce sont deux Grenouilles, dont l'une veut descendre dans im puits; mais l'autre l'arrête en lui disant : c Si l'eau du puits venait à sécher, comment lemonteriona-nous? »

Capitaine Renard alloit de compagnie

Avec son ami Bouc des plus haut encornés :

Celui-ci ne voyoit pas ^lus loin que son nez;

L'autre étoit passé maître en fait de tromperie

La soif les obligea de descendre en un puits : 5

Là chacun d'eux se désaltère.

Après qu'abondamment tous deux en eurent pris, Le Renard dit au Bouc : « Que ferons-nous, compère? Ce n'est pas tout de boire, il faut sortir d'ici. Lève tes pieds en haut, et tes cornes aussi ; i o

Googk

ai8 FABLES. [f. ?

Met^les contre le mur : le long de ton échine

Je grimperai premièrement;

Puis sur tes cornes m'élevant,

A Taide de cette machine,

De ce lieu-ci je sortirai, 1 5

Après quoi je t'en tirerai*.

— Par ma barbe*, dit l'autre, il * est bon; et je loue

Les gens bien sensés comme toi.

Je n'aurois jamais, quant à moi,

Trouvé ce secret, je Tavoue. » 10

Le Renard sort du puits, laisse son compagnon,

Et vous lui fait un beau sermon

Pour Texhorter à patience^.

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