‹ Œuvres de J. de La FontaineChapitre 243 sur 379 · I. Unîeuique dédit vltium natura creato · texte numérisé non relu

I. Unîeuique dédit vltium natura creato

(Propbrcb, livre II, éle'gie xxii, vers 17.)

a. Dans le conte latin mentionné à la fin de la notice, il est aussi question de la bourse : Crumena nummts exsucca, — La façon dont Haudent entre en matière ajoute à la vraisemblance de la suite de sa narration :

Une femme fut qui auoit Son mary qui de iour en iour S*enyuroit tant qu^il ne scauoit S*il estoit mort ou vif....

!ia4 FABLES. [r. vn

Qu'ils sont au bout de leurs écus.

Un jour que celui-ci, plein du jus de la treille, Avoit laissé ses sens au fond d'une bouteille, lo

Sa femme Fenferma dans un certain tombeau.

Là les vapeurs du vin nouveau Cuvèrent à loisir. A son réveil il treuve ' L'attirail de la mort à Tentour de son corps.

Un luminaire, un drap des morts ^. i5

« Oh ! dit-il, qu'est ceci? Ma femme est-elle veuve? » Là-dessus, son épouse, en habit d'Alecton', Masquée, et de sa voix contrefaisant le ton. Vient au prétendu mort, approche de sa bière, Lui présente un chaudeau ' propre pour Lucifer ''. a« L'époux alors ne doute en aucune manière

Qu'il ne soit citoyen d'enfer.

« Quelle personne es-tu? dit-il à ce fentôme.

— La cellerière* du royaume De Satan, reprit-elle; et je porte à manger tS

A ceux qu'enclôt la tombe noire. »

Le mari repart, sans songer :

« Tu ne leur portes point à boire * ? »

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