‹ Œuvres de J. de La FontaineChapitre 26 sur 379 · Discours à Mme de la Sablière^ vers · texte numérisé non relu

Discours à Mme de la Sablière^ vers

SUR LA FONTAINB. xzxiii

cirooBStances du désaccord, de faire, d'un c6t6 et de l'autre, k jiart des reproches mérités.

La femme et la Fontaine, suivant d'OUvet^, « ne manquoit m d'esprit, ni de beauté, mais, pour l'humeur, tenoit fort de cette lime Honesta qu'il dépeint dans sa nouvelle de Bel' phégor. a» Un peu plus loin, il insiste*, appliquant à Marie Hârkart ces vers du portrait de Mme Honesta :

D^on orgueil extrême.

Et d*aatant phit que de quelque Tertu Un tel orgacdl paroissoît rerétn.

On d'Olivet avait-il pris de la femme de la Fontaine une idée si opposée à celle que nous donnent d'elle de plus irrécusables témoignages? Pourquoi dans un conte, qui n'était qu'une Imitation de Machiavel, supposer quelque allusion du poète à ses griefe domestiques? Dès qu'on voulait qu'il y en eût une, autant valait la chercher dans le dernier vers, où serait la place assez naturelle du venin :

ITa pas pourtant une Efenetta qui rent.

Mais ce serait beaucoup hasarder encore, quoique Ton pût s'expliquer ce trait beaucoup mieux que les allusions à une vertu fairouche , si l'on écoutait Tallemant * : « C'est une coquette qui s'est assez mal gouvernée depuis quelque temps : il ne s'en tourmente point. On lui dit : « Mais un tel cajole « votre feoune. — Ma foi 1 répond-il..., je ne m'en soucie . a point, n s'en lassera comme j'ai fait. x> Cette indifférence a tait enrager cette femme ; elle sèche de chagrin ; lui est amoureux où il peut. 30 Donnant matière aux discours par ses légèretés, en niême temps séchant de jalousie, telle aurait donc été Mlle de la Fontaine. Si elle fut, pour la vertu, si peu compa* raUe à Bime Honesta (il faudrait sans doute, pour se prononcer là-dessus, ce démon Belphégor,

Grand épluohear, elairroTant à menreillet),

an moins n'ent-elle pas la pruderie hérissée, orgueilleuse, de la

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