‹ Œuvres de J. de La FontaineChapitre 27 sur 379 · Us H'utoriêHês^ tome H, p · texte numérisé non relu

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La FoMTAin. i

xsxiT NOTICE BIOGRAPHIQUE

mëchante diablesse du conte. Elle était, tout ao contraire, « dn caractère le plus doux, le plus complaisant et le plus liant. » Quoique ses descendants, qui ont ainsi parlé d'elle^, soient des panégyristes suspects, on Terra tout à l'heure combien il est probable qu'ils ont été plus près de la vérité que d'Olivet.

Qu'elle n'ait pas été à l'abri des conjectures de la maU-* gnité et des entreprises des galants, quoi d'étonnant, lorsqu'elle y était si exposée par les écarts, fort peu dissimulés, de son mari, et par l'abandon imprudent où, de bonne heure, il laissa une jeune femme? On a un exemple de ces mauvais bruits et de ces périls (car pourquoi penser que ce ne furent pas seulement des périls?) dans une anecdote recueillie par d'Olivet', et que le grave Louis Racine certifie a très-véri^ table, » la tenant vraisemblablement de Boileau. Elle peint s| parÊiitement la Fontaine qu'il faut, bien que très-connue, la citer d'après les Mémoires sur la vie de Jean Racine^ : « M. Poignan, ancien capitaine de dragons, étoit de la Fertë- Biilon, et ami de mon père dès Ten^nce*.... Voici comme j'ai entendu raconter l'affaire singulière qu'eut avec lui la Fontaine. Qu^qu'un s'avise de lui demander pourquoi il souffre que M. Poignan aille chez lui tous les jours : a Eh I poura quoi, dit la Fontaine, n'y viendroit-il pas ? Cest mon meiloc leur ami. — Ce n'est pas, répond-on, ce que dit le public : ce on prétend qu'il ne va chez toi que pour Mme de la Fonce taine. — Le public a tort, reprend-il ; mais que faut-il « que je fasse à cela ?» On lui fait entendre qu'il faut deman-

!• Voyes la lettre insérée dans les Mimoires de Trépous^ juillet 17S5, p. 1718.

%, Histoire dé t Académie^ p. 3 19 et 3io*

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