LE COMBAT DES RATS ET DBS BBLBTTBS
Égope, fab. a49, M^ xa\ roXaf, TotkaX %a\ MiSi^ (Cony, p. iSg et i6o, p. 38a-384, tooi cmq formes). — Babrius, lab. 3i» FaX» xttl M6c<. — Phèdre, lirre IV, fab. 6, Pugna Murimm et Mattelarum.
Mjrthologia miopica Nepdeti^ p. 2171 p. i85, p. 43i* Uy a une antre fiedble d'Ésope (n» i54, *AXte6cy G)ray,p. gS et p. 348) mise en Ters grecs par Babrios (n® 4> 'AXtcbc xflû 'Ix^ et en quatrain par Benserade (n» ccni), dont la morale est à peu près la même que celle da Combat des Mats et des Beiettet : la petiu poissons se sauvent par les trous da filet, et les gros sontpDi. <^ On peut encore, pour Taffabulation, rapprocher de cette (ible, celle des Oies et des Grues (XyJvsç mai Tipavoi, n^ 60, Coraj, p« IS et p. 3 1 a) : les Grues légères (ce sont les pauires) échappait ao chasseurs; les Oies trop lourdes (les riches) ne le pearent.
La nation des Belettes^
Non plus que celle des Chats,
Ne veut aucun bien aux Rats;
Et sans les portes étrètes ^
De leurs habitations, S
L'animal à longue échine *
En feroit, je m'imagine,
De grandes destructions.
Or une certaine année
Qu^il en étoit à foison, 10
I. Voyei ci-dessus, lirre III, fable nii, vers 6. — L*éditioB <fc 1679 (Amsterdam) porte étroites,
a. Cest, en d*autres termes, la même image qu'au premier nn de la fable xvii du livre III :
Damoiselle Belette, an corps long et flouet*
r. Yi] LIVRE IV. a87
Leur roi, nommé Ratapon,
mit en campagne une armée.
Les Belettes, de leur part,
Déployèrent Tétendard.
Si Ton croit hi renommée, 1 5
La victoire balança :
Plus d'un ggéret s'engraissa
Du sang de plus d'une bande.
Mais la perte la plus grande
Tomba presque en tous endroits' a o
Sur le peuple souriquois ^.
Sa déroute fut entière,
Quoi que pût faire Ârtarpax ,
Psicarpax, Méridarpax ',
Qui, tout couverts de poussière, % 5
Soutinrent assez longtemps
Les efforts des combattants.
Leur résistance fut vaine ;
n fallut céder au sort : ^
Chacun s'enAiit au plus fort ' , 3 o
3. La location en tous endroits ^ te trooTe dans Rabelais, de même que les mots ^/lonoi/ (yen 37) et jonchée (ren 47)* Voyez le Lejcique,
4. Mot de rinrention de notre poète. Il 1*^ employé de nooTeau an Tert 33 de la îMe viii du livre XII.
5. Artarpax^ Tolemr de pain ; Psicarpax ^ ou plutôt PsicharpaXy to* leur de miettes; Méridarpax ^ yoleur de parcelles ou de morceaux noms fofmés de dÊpTcdEÇci)» roler, et de dfptoç, p^i^i ^^ (g^nî^f {'(X^)» miette^ |jLSf(( (génitif (upfôoç), parcelle. Les deux dentiers sont empruntés, l'un au Ters a4y Tantre aux vers 16 5 et 177 de la Datracho^ mjromaehie, ou Combat des Grenouilles et des Rats y poëme héroî-comîque qu*on a souvent, dans l'antiquité et dans les temps modernes, attribué à Homère, mais à tort sans aucun doute. H y a aussi dans ce poëme des noms formés, comme ici Artarpax, d'dfptcK, /^i/t. Ainsi Artophage (^ApToç^Yoç) , t mangeur de pain • (vers ai 3); Troxartè (Tp<i>(dEfTY){), c rongeur de pain > (rers a8); Artépibule (*Apt67c(6ouXoO, f qui guette le pain » (vers a64). Ce dernier est le père de Méridarpax,