‹ Œuvres de J. de La FontaineChapitre 275 sur 379 · LE COMBAT DES RATS ET DBS BBLBTTBS · texte numérisé non relu

LE COMBAT DES RATS ET DBS BBLBTTBS

Égope, fab. a49, M^ xa\ roXaf, TotkaX %a\ MiSi^ (Cony, p. iSg et i6o, p. 38a-384, tooi cmq formes). — Babrius, lab. 3i» FaX» xttl M6c<. — Phèdre, lirre IV, fab. 6, Pugna Murimm et Mattelarum.

Mjrthologia miopica Nepdeti^ p. 2171 p. i85, p. 43i* Uy a une antre fiedble d'Ésope (n» i54, *AXte6cy G)ray,p. gS et p. 348) mise en Ters grecs par Babrios (n® 4> 'AXtcbc xflû 'Ix^ et en quatrain par Benserade (n» ccni), dont la morale est à peu près la même que celle da Combat des Mats et des Beiettet : la petiu poissons se sauvent par les trous da filet, et les gros sontpDi. <^ On peut encore, pour Taffabulation, rapprocher de cette (ible, celle des Oies et des Grues (XyJvsç mai Tipavoi, n^ 60, Coraj, p« IS et p. 3 1 a) : les Grues légères (ce sont les pauires) échappait ao chasseurs; les Oies trop lourdes (les riches) ne le pearent.

La nation des Belettes^

Non plus que celle des Chats,

Ne veut aucun bien aux Rats;

Et sans les portes étrètes ^

De leurs habitations, S

L'animal à longue échine *

En feroit, je m'imagine,

De grandes destructions.

Or une certaine année

Qu^il en étoit à foison, 10

I. Voyei ci-dessus, lirre III, fable nii, vers 6. — L*éditioB <fc 1679 (Amsterdam) porte étroites,

a. Cest, en d*autres termes, la même image qu'au premier nn de la fable xvii du livre III :

Damoiselle Belette, an corps long et flouet*

r. Yi] LIVRE IV. a87

Leur roi, nommé Ratapon,

mit en campagne une armée.

Les Belettes, de leur part,

Déployèrent Tétendard.

Si Ton croit hi renommée, 1 5

La victoire balança :

Plus d'un ggéret s'engraissa

Du sang de plus d'une bande.

Mais la perte la plus grande

Tomba presque en tous endroits' a o

Sur le peuple souriquois ^.

Sa déroute fut entière,

Quoi que pût faire Ârtarpax ,

Psicarpax, Méridarpax ',

Qui, tout couverts de poussière, % 5

Soutinrent assez longtemps

Les efforts des combattants.

Leur résistance fut vaine ;

n fallut céder au sort : ^

Chacun s'enAiit au plus fort ' , 3 o

3. La location en tous endroits ^ te trooTe dans Rabelais, de même que les mots ^/lonoi/ (yen 37) et jonchée (ren 47)* Voyez le Lejcique,

4. Mot de rinrention de notre poète. Il 1*^ employé de nooTeau an Tert 33 de la îMe viii du livre XII.

5. Artarpax^ Tolemr de pain ; Psicarpax ^ ou plutôt PsicharpaXy to* leur de miettes; Méridarpax ^ yoleur de parcelles ou de morceaux noms fofmés de dÊpTcdEÇci)» roler, et de dfptoç, p^i^i ^^ (g^nî^f {'(X^)» miette^ |jLSf(( (génitif (upfôoç), parcelle. Les deux dentiers sont empruntés, l'un au Ters a4y Tantre aux vers 16 5 et 177 de la Datracho^ mjromaehie, ou Combat des Grenouilles et des Rats y poëme héroî-comîque qu*on a souvent, dans l'antiquité et dans les temps modernes, attribué à Homère, mais à tort sans aucun doute. H y a aussi dans ce poëme des noms formés, comme ici Artarpax, d'dfptcK, /^i/t. Ainsi Artophage (^ApToç^Yoç) , t mangeur de pain • (vers ai 3); Troxartè (Tp<i>(dEfTY){), c rongeur de pain > (rers a8); Artépibule (*Apt67c(6ouXoO, f qui guette le pain » (vers a64). Ce dernier est le père de Méridarpax,

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