‹ Œuvres de J. de La FontaineChapitre 277 sur 379 · Une toafTe de plumet · texte numérisé non relu

Une toafTe de plumet

8. Duees eoruniy qui capitibus cornua Suis Cigaraniy ut conspicuum in prmlio HahereiU tignum, qttod sequerenlur miiites,

(Phbdrb, ren 5-7.) — La fabie ésopique te sert do mot xéporra, corttes : xiparaxaTaaxsj^oxvTC< louiot; ouvfj<|>av. CLaaveau, dans la graTtire qo*il a miteeo tète de celte fable, dans réditlon de 1678, a placé sur la tète da rats de véritables conies. Nous savons par Hérodote (livre VII, chapitre lxxvi), par Diodore (livre V, chapitre xxx), que le» Thraoes et les Gaulois portaient des casques d*airain snrmoBtéf éi cornes d'animaux, également d*airain, dit Hérodote. Platarqoe nov apprend que Pyrrhus, campé près de Béroé , fut reconnu par les soldats de Démétrius aux cornes de bouc qui décoraient son cssqœ : voyez la yie de Pjrrrhut^ chapitre xi.

9. 'AXXoi \ih oSv otoOivrec Ijoay h tp<&Y^^^« (Babeios, ven 17-)

f.vi] LIVRE IV, 289

N*e8t pas petit embarras. 5o

Le trop superbe équipage

Peut souvent en un passage

Causer du retardement.

Les petits, en toute affaire,

Esquivent fort aisément : 5 5

Les grands ne le peuvent faire ^^.

10. Qtttmeumque populum trist'u evtntui promit f PericlUatur mamtudo principum , Minuta plèbes facili prmsidio laiei, (PuèohB| rers Ii-i3.)

— L'afFabulation de Babrius {yen a3 et 24) est que c pour Yvrre sans danger, une humble et simple condition est préférable à Péclat : •

— Dana la troisième des fables en prose données par Coray, la molale est tout autre, et beaucoup moins appropriée an récit : c Sans le secours divin, c*est yainement qu'on se fie aux armes. • On dirait que c'est un souTenir de Tinterrentioii de Jupiter dans la Bairmcho'

J. DB LA. FoinrAun. 1 19

a^o FABLES.

FABLE VII

LE SnrGE BT LE DAUPHIN ^

Éiope, fab. 88, JH^toç xa\ AiXf (< (Coray, p. 5i et Ss, toot den fonnes, dont la seconde, en yen, que Coray nomme à bon droit harbmres^ est de Tzetzèt). — Faêrne, lab. 36, Slmim et D^hmtK — Haudent, i^* partie, ^. 70, ^un Damlphin et éTun Singe,

Èiytkologia msopiea Nepeleiif p. 160.

M. Benfey, dans son Introduction an Pantschotantra (p. 425\parif d'nne fable orientale qui rappelle la fable grecque, et qn*i1 croil pon- Yoir regarder comme en étant une imitation partielle. D y est qofstion d'un singe qni s*aTentnre en mer sur le dos d*an monKre marin. — M. Taine (p. i38) fait figurer notre Singe dans la galov des boVirgeois 'vaniteui;. qu*il trou've cliez la Fontaine. — La &ble du Singe et le Dauphin éuit représentée dans le Lahjrlnthe de Ver-

I. Tontes les éditions anciennes, excepté celles de 1679 (Anulerdam) et de 1681 (Paris), écrirent Daufin^ ici et à tons les Tertoè ce mot se trouye. L'impression de 1678 A porte Jauphims an vm;, mais partout ailleurs elle a Daufin.

1. Par une étrange confusion, Tzetzès et Faeme ont rcmplaeé k Daupbin par un bomme ; on ne peut pas t*y méprendre, car cbci tous les deux il est question de la main de ce sauTenr ; aoasi la gitvnre qui accompagne la fable dans Tédition de Faëme de 1S64 représeote-t-elle en effet un bomme qni saisit le Singe par les piedi et le lance à la mer. Cet bomme, cbez Faëme, est nn Delpi^ A-t-il lu ou cm qnUl fallait lire, dans la prose grecque de PUnode, au lieu de A£X9((, Àc)^, qui se tronre en efTet cbex les aotam grecs dans le sens de ÂsXfpixdç? Quant an singulier latin Delphm, il n*y en a pas d'exemple, qne nous sacbions, dans la bonne Jatiniié; mais Justin (livre XXIV, cbapitres vn et rni) a employé au «m d'c babitanu de Delpbes, > le pluriel Delphi^ qui désigne ordiaiirement la ville. 11 faut dire, an reste, que dans la source premi^) dans la fable en prose grecque, rien absolument, que le titre mèmy iiik^lç on ^tk^, ne peut déterminer si c*est d'un bomme on d*aB daupbin qu*il s'agit.

f. vu] LIVRE IV. 291

Millet; elle forme le fojet da quatrain ccxn de Bentende (xxxit« de rédition de 1677).

G*étoit chez les Grecs un usage

Que sur la mer tous voyageurs

M enoient avec eux en voyage

Singes et chiens de bateleurs *.

Un navire en cet équipage * 5

Non loin d'Athènes fit naufrage ^.

Sans les dauphins tout eût péri '.

Cet animal est fort ami

De notre espèce : en son histoire

PUne le dit ' ^ il le faut croire, 1 ©

3. La tahle en prose grecque et la fable de Faëme commencent de même qœ la nôtre. Elles ajoutent qu'on arait ces animaux i:phç SBpoqAuOCov ToO TcXoUy naplgationis in soîatium. An lien de c chiens de bateleurs, > ce sont, dans la fable grecque» de petits chiens de Mélîte : Toyez ci-dessus, p. a8a, note i.

4. A la place des mots : c en cet équipage » 1 qui peut-être manquent un peu de netteté, nous lisons dans les deux fkbles mentionnées à la note précédente qu'un des passagers aTait ayeo lui un singe, c un singe bouffon, > dit Faënie :

Citm morîone navigabat Simio.

5. c Auprès du promontoire de Sunium, » disent la fiedble latine et la fable en prose grecque.

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