Chez Haudent, tous périssent en effet, hormis le Singe
Dz furent tous perduz, fors cette beste.
7. Pline, Histoire naturelle ^ ]vne JX, chapitre nii : Delphinus,,,, Mcmim,,,, amicum animal,,,» Hominem non expaçeseit^ ut aUenatm; ohpiam nttvigîis venii^ alluMt exsultans , certat etiam , et quampis plena prmterit 9ela, Dans le reste du chapitre et dans le suivant, Pline rapporte à l'appui plusieurs exemples, entre antres celui d'Arion, dont notre poëte parle un peu plus bas. — Pour le naturel et les nuBurs du dauphin, comparez Aristote, Histoire der animaux, livre IX, ohapître xxxt (ailleurs XLYin). — c Le fait est faux, dit Chamfort,
( c'est une tradition ancienne. D'ailleurs la Fontaine érite plai- ; rembarras d'une discussion. >
aga FABLES. [f - ▼n
11 sauva donc tout ce qu*il put.
Même un Singe en celle occurrence,
Profilanl de la ressemblance.
Lui pensa devoir son salui :
Un Dauphin le pril pour un bonune, x 5
El sur son dos le fil asseoir
Si gravemenl qu'on eùl cru voir
Ce chanleur que lanl on renomme *•
Le Dauphin Talloil mellre à bord,
Quand, par hasard, il lui demande : *•
« Êles-vous d'Athènes la grande ?
— Oui, dit Tautre ; on m'y connoît fort :
S'il vous y survient quelque affaire.
Employez-moi ; car mes parents
Y tiennent tous les premiers rangs : >i
Un mien cousin est juge maire ^. »
Le Dauphin dit : « Bien grand merci '^ ;
Et le Pirte " a part aussi
8. Arion, sur le point d*ètre tuaiainé par des matelots qui toalaient le dépouiller, se jeta à la mer, et fut sauTé et pciité au cap Ténare par un dauphin qui Tavait entendu jouer de la lyre. Le plu* ancien récit que nous ayons de cette histoire est celui d*Hérodoie (lÎTre I, chapitre xxnr). Plusieurs auteurs grecs et latins Tost racontée après lui : Toyez entre autres Plutarque (ie Bmm^mei des Mf. Sagtt^ chapitre xnn); Ovide (Fastes ^ livre II, vers 83-1 1 8) ; Pline (livre IX, chapitre viii) ; Aulu-Gelle {Nuiu attîques^ livre XVI, dupitre xix).
9. U est bien entendu que le Singe décore son cousin d*nn titre tout français. Juge maire, synonyme de Juge mm^e ou mafê (vqyes k Dictionnaire de M. Littré), était, dans quelques-unes de nos proviaoei, le nom du lieutenant du sénéchal.
10. Ces trois derniers mots sont écrits ainsi dans toutes les éditions anciennes : Bien^grammercf, On trouve les deux derniers réoab de cette façon en un composé dans Blarot, Pasquier, Montaigne, ds.
1 1. c Port d'Athènes qui fut bâti par les conseils de Thémistoek, à la suite de la guerre de Xerxès, c*est-A-dire une centaine d*aniM«» après le temps de Solon, de Cyrus et de Crésus, où Ton place <
F. Tii] LIVRE IV. 2«/î
A rhonneur de voire présence?
Vous le voyez souvent, je pense **? 3o
— Tous les jours : il est mon ami;
C'est une vieille connoissance ^'. »
Notre magot** prit, pour ce coup,
Le nom d*un port pour un nom d'homme.
De telles gens il est beaucoup 3 5
Qui prendroient Vaugirard pour Rome *',
^ Danteent Texistence d^Ésope ; c'est nue des raisons dont se sert le
P. VaTassenr, dans son cnrieux traité de Ludicra dictione (Paris, i658, m-4'*, p. 19), pour prourer que les fables d'Ésope lui sont faussement attribnéesy et qu'elles appartiennent à son biographe Plannde.... • (NoDim, édition de 1818, tome I, p.147.) — Le P. Varasseur aurait dà se contenter de conclure que parmi les fables dites d'Esope il en
' est qni lui sont faussement attribuées, et d'ailleurs ne pas assigner
péremptoirement à Planude la paternité, même de celles-là.
la. Les deux questions peuvent s'appliquer aussi bien à un homme qu'à un lieu ; mais la première ne manque-t-elle pas un peu
^ de naturel ? Le fabuliste latin dit plus simplement : Nossetne Pi"
rmum? et l'auteur de la fable grecque en prose : E{ xtt\ Tb>y Iletpatâ
: hdvz9X9i, — Chez le second, l'entretien tout entier, chez le pre-
^. mier, une partie de l'entretien a lieu an Pirée même.
0 i3. Dans le récit de Tzetzès, le Singe ajoute plaisamment qu'il
p ootmait c et tous ses enfants, et sa femme, et ses amis : »