Les hétes de somme; Toyez les TcrsSo et 3i
F. xii] LIVRE IV. 3i7
Et le proverbe dit : « G>r8aire8 à corsaires,
L*iin Tantre s'attaqaant, ne font pas leurs affaires**. »
1 5. Cette fin ett euprontëe k Régnier, qui tennine ainti m xn* m« tirg ••
Maif c*ett on tatyriqne, il le fiint laitter là. Pour moj, i*ai soif d*anis, et eognoit à cela Qu*ils ifnt nn bon esprit. Corsaires à corsaires, L'un Tautre s'attaquant, ne font pas leurs affaires.
•— Boîkan, dans son épi^mmmê xxxr, cite ainsi oe passage :
Apprenez nn mot de Régnier, Notre célèbre devancier :
« Corsaires attaquant corsaires Ne font pas, dit-il, leurs affaires* »
— Régnier Inwnéme avait pent-étre touIu imiter ce proverbe espagnol : De tat^rlo m eosanOy no sê iliPûn que los hûnUes^ qui signifie : « de corsaire à corsaire, il n*j a que des barils à prendre, » et que nous trouvons ainsi rendu dans la Petite EncyelopéMe du Pro9trhe* (Paris, iS5i, p. 198) : c De corsaire à corsaire, n'y pend que barriques rompues. »
Googîe
3i8 FABLES. [f. ui
FABLE XIII
LE CHBVAL StTJLJST VOULU YBHGEE DU GBRF.
Étope, fab. 3x3, Ijnroç xa^ ""EXocço^ (Coray, p. so6-io8, sons quatre formes, dont la première est tirée de la Rfiétorifme d*ÂriftoCe, liTTe II, chapitre XX ; la seoonde det Nmrrta'wm de Conon, n* xlo; li troinème de Nicéphore Batilaoat, lab. »)• — Hoiaoe, liTre I,^dr«x, Ter» 34 et tuiTants . — Phèdre, livre IV, fab. 4, Equus et Aper. — Romuluf, lirre IV, fab. 9, Equtu^ Cervus et Tentaor. — Handeat, i'* partie, fab. i56, d'un Cheual^ <tun Homme et (ttm Cerf. — Corrozet, feb. 77, du Cerf et du Ckwai, — La Noble, fab. 64, de riemytr et du ChepàL La liberté, -^ Ifoos avons vu une lettre de Boîssoiude à Walckenaer, du ai férrier 1817, dans laquelle il est dît que a Cbarles Fontaine, au seizième siècle, a très-élégamment narré ccttt fable (Jatu un poème î/t/i/u/e la G>ntre-Àm je de Court ^). a
Mjrthologia msopica Nepeleti^ p. 366, p. 43o.
Cette fable est au Manuserit de Samte-Geneçièf^e,
Chez Aristote, lafidJe a une énergique concision ; elle est raconta par Stésicbore aux citoyens d*Himère, qui viennent de choisir Pkalaris pour général, et qui veulent en outre lui donner une garde. Dana la nearmtion de Conon, Phalaris est remplacé par Géloa. — Plutarque, dans la Vie dAratut (chapitre xxxvni), mentionne U toble (qu'il attribue à Ésope) à propos d*Antigone Doaon, élu généralissime par les Achéens ; et pour peindre comment il se les soamit, il j emprunte plusieurs métaphores très-expreaaives {)M\^ XaXcvoi»(&lvou<). — Voyez ci-après, dans la note i3, deux autres applications de la fable. Tune encore historique, l'autre tonte morale; et, dans V Appendice de ce volume, une vive et spirituelle causerie, extraite de la xvi* leçon de M. Saint-Marc Girardin, et nous bman passer, d'une fiiçon très-significative, de l'allégorie au sens propre. —
I. Cette fable de Charles Fontaine, où sont traduits, ou phit^ développés librement en quatorze vers, les huit vers d'Horace, a éié imprimée dans le recueil qui a pour titre : lee Poètes frmmcoit dtpmt le xii" siècle Jusqu'à Malherie, tome UI, p. 441 (Paris, Crapekc, I8M^
xm] LIVRB lY. 819
Robert (tome I, p. 167-173) cite deux -neillet fables, dont la première {Ysopet If ^ 54 et 55) a pour personnages le Benard et son compère le Loup. Un booyier, excité par le Renard, tue le Lonp ; mais le Renard tombe ensuite dans un piège et expiç le mal c[u*il[a hit à son compère. La tecoTÀe{Ytop€t II) se rapproche beaucoup plus de la n6tre. Le Gberal implore Taide de THomme et est retenu par lui en esdaTage, sans même aToir pu atteindre le Cerf, qui est sauTé par sa rapidité. Dans la fisble latine de Romulus, et dans les deux de Neekam et de Baldo (Poésies inédites du mçyen âge y par M. Éd. du Méril, p. 197 et a56), Taction est la même que dans Ysopet II : le Cbe« ▼al ne peut Tainore le Cerf et pourtant demeure esclave de l'Homme.
De tout temps les chevaux ne sont nés pour les hommes ' . Lorsque le genre humain de gland* se contentoit, Ane, cheval, et mule, aux forêts habitoit ^ ; Et Ton ne voyoit point, comme au siècle où nous sommes. Tant de selles et tant de bâts % 5
1. Ce vers, dont le sens est clair, mais la ooniitruction insolite et peu régulière, a été ainsi défiguré dans Tédition de 1679 (Amsterdam) : De tout temps les chevaux étant nés pour les hommes.
3. Presque tous les éditeurs modernes, y compris Waldbenaer, donnent glands ^ an pluriel. Les éditions originales, ainsi que la petite édition die 1681, celle de la Haye 1688, et celle de Londres 1708, éerirent gland ou. glan^ au singulier; et c'est le singulier qu'il faut en efiet. Ce mot est pris dans un sens collectif, et désigne ici la nature de l'aliment; c'est la même locution que : f se nourrir de pain, de TÎande, de poisson, etc. » Horace (livre I, satire ui, vers 99 et suiTants) a dit absolument de la même iaçon :
QuuM prorepserunt prtmis animalia terris^
Mutum et turpe pecuSy glandem atque eubilia propter.,,,
Pugnoèanf.,,,
4. Voyez, pour ce singulier, la fable it de ce livre, vers 6.
5. Sur son exemplaire de la Fontaine, le poëte lyrique Lebrun avait écrit la note suivante, citée par Solvet dans ses Études sur la Fontaime (i*« partie, p. 119) : c Au lieu de ces deux derniers vers et des quatre suivants, qui sont peu dignes de la Fontaine, on pourroit mettre seulement :
Nul n'étoit asservi comme au siècle ou nous sommes, s Si Lebrun s'était borné à dire : c Les vers de la Fontaine équivalent à
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Tant de hamois pour les combats.
Tant de chaises*, tant de carrosses;
Comme aussi ne voyoit-on pas
Tant de festins et tant de noces.
Or un Cheval eut alors différend i*
Ayec un Cerf plein de vitesse;
Et ne pouvant Tattraper en courant,
n eut recours à THomme, implora son adresse.
UHomme lui mit un frein, lui sauta sur le dos.
Ne lui donna point de repos 1 5
Que le Cerf ne fût pris, et n'y laissât la vie ;
Et cela fait, le Cheval remercie L'Homme son bienfaiteur *, disant : « Je suis à vous; Adieu : je m'en retourne en mon séjour sauvage. — Non pas cela, dit FHomme*; il fait meilleur chez nooi,
cette peniée, ilt peavent le traduire de cette façon, b robeerratîon »rait juste. Mais il est étrange qu^un poète ait si mal compris la boahomie satirique de notre fabuliste, et qu*il ait propoaé séiicuseael une correction qui altère à ce point le caractère du morceau.
6. Petites Toitures légères, par opposition à carrasses^ qui déagae des Toitures plus grandes et plus lourdes. — Le MamucrU de JsMfe- Gênêpiève porte chariots^ au lieu de ehtùses.
7. Le Cerf est remplacé par un Sanglier ches Phèdre et dam le quatrain grec mis sous le nom de Gabrias (Goray, p. ao8, et Nevelet, p. 366).
8. Sim-fmiêWp en deux mots réunis par un trait d'union, disf l'édition de 1678. Celle de 1668 écrit biemfaitemrf en un seul mot
9. Horace (vers 38) exprime par c un trait heureux et rapide, > comme dit M. Soullié (p. 91), l'issue de TaTenture pour le Cerf :
Non êquitêm dorto^ non frenum depulit ore,
Charles Fontaine traduit :
.... Et fut l'issue telle Que firein aux dens et au dos eut la selle.
— Bandent rend ainsi la pensée :
Biais aprex la mort dudict Cerf,
ILIll]