Cui quoi sunt corpore plumm
Tôt liagtm, totidem ora sonant,.,,
(ViBOQjB, Enéide, livre IV, vers i8i et i83.)
6. Quinte-Gnroe a employé également le mot hmper^or (livre VI, chapitre vi), pour parler de la royanté d'Alexandrâ et de son poavoir ahaoln.
7. Esdare de son seul appétit. JJge est un mot de la langue fiodale, qui désigne un homme lié il son seigneur par certaines oUi* gâtions étroites, et lui devant fidélité en tout cas et sans restrictioB.
— Salluflte {Cmtilina, chapitre i) a exprimé ainsi la même pensée Pêccrm qmm mmtura prona atfttê pwifrt oMimttia fin^.
F. xii] LIVRE IV. 3i5
Pour rhommage et ponr la manière, Le Singe en fnt chargé : Ton lui mit par écrit
Ce que Ton vouloit qui fiât dit.
Le seul tribut les tint en peine :
Car que donner? il falloit de Targent. a 5
On en prit d'un prince obligeant,
Qui possédant dans son domaine Des mines d'or, fournit ce qu'on voulut. Comme il fut question de porter ce tribut.
Le Mulet et l'Ane s'oflnrent, 3o
Assistés du Cheval ainsi que du Chameau^ .
Tous quatre en chemin ils se mirent, Avec le Siage, ambassadeur nouveau.
La caravane enfin rencontre en un passage Monseigneur le Lion : cela ne leur plut point. 35
« Nous nous rencontrons tout à point, Dit-il; et nous voici compagnons de voyage.
Pallois offrir mon fait à part*; Mais bien qu'il soit léger, tout fardeau m'embarrasse. Obligez-moi de me faire la grâce 40
Que d'en porter chacun un quait :
Ce ne vous sera pas une charge trop grande. Et j'en serai plus libre ^^ et bien plus en état. En cas que les voleurs attaquent notre bande,
Et que l'on en vienne au combat. » 45
Éconduire un Lion rarement se pratique.
Le voilà donc admis, soulagé, bien reçu.
8. Daos G>an]i : OhtuUrunt sponte veterinam operam âfulus, Equus^ /Isinus et Camelus^ qui pecumam eum pde conveciandam suscepere, U n*ett pas question da Singe dans le conte latin.
9. Le fiiit da Lion, c'est, dit Cousin, un tout petit nombre de drachmes : paucas admodum,,,, draehmas,
10. L'édition de 1668 în-40 a une syllabe de trop à cet hémistiche :
Et j'en serai bien plus libre... .
3i6 FABLES. [f. xn
Et malgré le héros de Jupiter issu,
Faisant chère et vivant sur la bourse pnbUque.
Us arrivèrent dans nn pré ^^ 5o
Tout bordé de misseanx, de fleurs tout diapré,
Où maint mouton cherchoit sa vie :
Séjour du (rais, véritable patrie Des Zéphirs. Le Lion n'y fut pas, qu'à ces gens
n se plaignit d'être malade. 55
« Continuez votre ambassade, Dit-il; je sens un feu qui me brûle au dedans, Et veux chercher ici quelque herbe salutaire.
Pour vous, ne perdez point de temps :
Rendez-moi mon argent; j'en puis avoir affaire. » 6* On déballe; et d'abord le Lion s'écria,
D'un ton qui témoignoit sa joie :
« Que de filles, 6 Dieux, mes pièces de monnoie Ont produites** ! Voyez : la plupart sont déjà
Aussi grandes que leurs mères. as
Le crott*' m'en appartient. » H prit tout là-dessus; Ou bien s'il ne prit tout, il n'en demeura gnères.
Le Singe et les Sommiers*^ confus.
Sans oser répliquer, en chemin se remirent. Au fils de Jupiter on dit qu'ils se plaignirent, 70
Et n'en eurent point de raison.
Qu'eût-il fiiit? C'eût été lion contre lion;
1 1 . Ches Coasin, c*ett à deux joart de chemin de M emphit (pi*0B a rencontré le Lion, et c'eft en arrirant dans les gnsses canptgnei de TAsie qu*il s'arrête et reprend ton argent.
II. Ce trait se trouve, mais très-légèrement indiqué, dans le coate latin : Draehmm^ mqnii^ mem mu/tas admodum draekmas peprrere. Le Lion s*empare de toutes les drachmes marquées de la mteeffli* preinte que les siennes.
i3. L'augmentation. Ce mot continue la métaphore; c'est nn teroie d'agriculture qui s'applique particulièrement au produit des hestiaai.