Faême insiste de même sur Texamen fait par le Renard
inqu» meutuf sumeits, unimoquê et immimt iuêtrumt.
F. xivl LIVRE IV. 3a5
« Belle tête, dit-il; mais de cervelle point*. »
Combien de grands seigneurs sont bustes en ce point ^ !
6. On eoimttt le jeu de mots (entre xf^oX^jv, ///e, et fpcl^oXov, carrelle) qui, en grec, aiguise répigramme. — JuTénal parait faire allusion à notre fable lorsqu*il dit dans sa xiy« satire^ vers Sy et 58 : pmemmmquê cerebro caput, — Benserade tourne ainsi le trait final :
.... Il dit: c La belle tète!
Mais pour de la eenrelle au dedans, serviteur. •
7. JoTénal dit encore, en parlant d*un jeune bomme enflé de sa hante noblesse {satire tiii, vers 78 et 74) :
Rarus tmm ferme teruus eommunis m iiia Fortuna.,,,
^a6 PABLBS. [r.
FABLES XV ET XVr.
LB LOUP) LA CHETBE, ET LE CBSWEAU. LB LOUP, LA MÂRB, ET L*ElfFÀlfT.
Fablx XV. — Appendix fibalanim «sopiaram, lab. 3i» Hmdwt tt Lupus. ^ Romnlufl, Iittc II, f*b. lo, Hmdus et Lupms. — Neckaa, fâb. 4», de Capella et Lupo (Éd. du Méril, p. an). — Mwiede France, fab. 90, de la Cheure et tes Cheuriax. — Haudent, i»» partie, fab. i35, et un petit Boueq et d'un Loup, — Corroiet, fab. 14, du Loup et du Cheureau, — Le Noble, fiib. i5, <Ai Loup et du Chenea», La garde d'une fille,
Hythologia mopiea Neweleti^ p. $07 (&ble, en disdqoea latînt, de Tanteor que Nerelet désigne par le nom de r Anonyme),
M. Souilié (p. ai9-aai) cite la fable de Goirocet, et, U oonpanat k la fable de la Fontaine, montre en quoi celle-ci est tnpérieare. Les traiu les plus agréables du récit, le c mot du guet, patte Mancbe, 1 sont de Tinvention de notre poète.
La Bique* 9 allant remplir sa traînante mamelle.
I. Ces deux fables sont ainsi réunies dans les éditions originaki et dans les anciennes impressions, de même que les fables xr et xn du lifre I et les fables xi et xu du livre II. La gramre de Cbao- Tean est divisée en deux parties, qui représentent cbacune le sujet d'une des deux fables. Nous aurions d& faire une remarque sembbble au sujet de la grarure qui accompagne les fables xi et xn dulirre IL
a. Mot de même radical que Titalien beceo (bouc), lequel est différent, comme le font remarquer MM. Diez et Littré, de ralleattiid Bockf d'où vient bouc, — Le Noble nomme la Chèrre t mère U Cabre; » et le Cberreau, Biquet (comme la Fontaine), Boueon^ Cken*^ tin. — Dans cette fable encore, M. Taine (p. 199) rdère et tpprouve remploi des mots vulgaires, ici Bique, plus loin loqutt. Nodier, dans son édition des Fables (iBiS) , critique ce denicî terme comme nous faisant perdre de vue les mœurs de la Chèrre. H faut pourtant bien, et dans la fable en général, et surtout diet noire
F. XT-xvi] LIVRE IV. 3î7
Et paître Tberbe nouyeUCf
' Ferma sa porte au loquet,
Non sans dire à son Biquet :
« Gardez-yous, sur votre vie, 5
P*ouvrir que Fo^ ne vous die,
Pour enseigne' et mot du guet :
« Foin^ du Loup et de sa race! »
G>mme elle disoit ces mots, ^ Le Loup de fortune* passe; to
'^' n les recueille à propos.
Et les garde en sa mémoire.
La Bique, comme on peut croire,
N'avoit pas vu le glouton.
Dès qu'il la voit partie, il contrefait son ton *, 1 5
-ï Et d*une voix papelarde ''
I n demande qu'on ouvre, en disant : « Foin du Loup ! »
*^' Et croyant entrer tout d'un coup.
'^ Le Biquet soupçonneux par la fente regarde :
Cdmliste, prendre ton parti da trèe-fréqoent mélange det mcson et
apthndet det bommet avec cellet det animaux. r/ 3. Signal, signe de reconnaittanœ, mot d'ordre et de ralliement;
c*cit le compote latin insigne; le simple , signum , a parmi ses sens
odni de t mot d*ordre. »
-^ 4. Interjection familière, marquant répulsion, et sur Tétymologie
^ de laquelle on n*est point d'acccûrd. On remploie aTCC et tant ré-
'^ gime. Voyex le Lexique.
'^ S. Par hataid ; il dit ailleurs : étû^enture. La location de fortume
T' est plusieurs fois dans Rabelais : Toyes, par exemple, Uttc FV, cha-
^' pitre xLTm, tome II, p. 119; et lirre V, diapitre xy, tome II,
^ p. ai8.
^' 6. c Simulant roix caprine, » dit Haudent* L* Anonyme de Ne*
^'' relet emploie de même un mot qu'il tire de eapra :
Sta proeui, Hmdus aii, caprizas gutture falto,
y. Hypocrite. (Test encore un mot de Rabelais : t Les abus d*ung r ' tat de papelarts et fiiulx prophètes. • (LÎTre II, chapitre xxix, tome I,
^9.^ X FABLES. [f. xv-xn
m Montrez-moi patte nlancbe, ou je n'ouvrirai point, • S*écria-t-il d'abord, ntte blanche est un point Chez les loups, comme on sait, rarement en usage. Celui-ci, fort surpris d'entendre ce langage, Conmie il étoit venu s'en retourna chez soi. Où seroit le Biquet, s'il eût ajouté foi «5
Au mot du guet que de fortune •
Notre Loup avoit entendu ?
Deux sûretés valent mieux qu'une, Et le trop en cela ne fut jamais perdu *.