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Géant l'on dit l'on, l'antre on tient. Dana plvtieurt det fablet greoquet : "ikXkx ^ Xi^ouoiv, d&Xa ^
JC|>dCVQUOtV»
9. M. Littré, dant ton Diettomiaire^ entend par fomrcke'fUre une fborche à deux dentt, longnet, aiguët et tolidet, qui tert à élercr let geibet pour le chargement et le tattement det réooltet. Voyez le f^sique. Le mot ett dant Rabelait (Pralogttê du livre III, tome I, p. 36o), ou le Dnchat l'explique d'une façon qui ne t'appliquerait guère à l'emploi qu'en fait ici la Fontaine.
xo. M. littré cite la locution c ajntter de toutet pîèeet, a qu'il traduit par c maltraiter ea paroles on en aotîona. • N<Nia diîooa aujourd'hui, arranger f dant le même tent. ,
II, Un paytan. Yoyet oi-dettut, p. 81, note 4.
33a FABLES. [r. tv-xn
« Biaux chires Lenps^', n'écoutez mie^^
Mère tenchent chen 6eux qui crie **. » îs
I». Les éditions originales s'acoordent k écrire ieups, mais IV* thographe picarde est plutôt leu, leus. Voyez le Glossaire Jm ftoU picard de Tabbé Gorblet , où du reste on pourra remarquer que la plupart de ces formes picardes appartiennent en même temps à pbsieurs antres dialectes du centre de la France.
i3. Voyez le Lexique,
i4« Mis en firançais d'aujourd'hui, le dicton serait :
Beau sire Loup*, n'écoutez pas Mère tançant son fils qui crie.
Voyez Raynooard, Observations philologiques et grammaticales sv It Roman de Rou (Rouen, 1819, in-40}, p. 9a, où rauteor cite ces den rers, et p. 18, où il parle des règles reUtÎTes à l'orthographe des noms dans la langue du moyen âge. Ces règles reulent que dam kt substantifs qui n*ont qu'une seule forme pour les deux nombres, le cas sujet au singulier (et de même le rocatif ) prenne IV, et que le cas régime ne le prenne point. En supposant donc an singulier tam les snbsuntifs des deux rers, il eût follu les écrire ainsi :
Biaus chire Leus, n'escoutez mie Mère tenchent chen fieu qui crie.
Chire {sire) sans s y parce que ce nom a une autre forme an phmel : Segttor, Pour l'adjectif beau^ le cas sujet pluriel eût été biel {bel). Mais hâtons-nous de dire que la Fontaine ne pensait guère et ne pounit penser à ces règles inconnues de son temps. — M. Taine (p. i38) nous (ait remarquer que le febuliste est c historiographe exact, > au point d'écrire c l'épiuphe avec le style et l'orthographe èi pays. » — Génin dit dans ses Rieréaiions philologiques (tome I» p. 985) : c Est-ce par allusion k lliistoîre de ce Loup qu'on dit encore en Picardie : eim pover leu, pour c un pauvre diable? t ehea eim poper leu! terme de compassion, de commisération aflfectneose. Gela donnerait à penser que la Fontaine avait puisé cet apologue • une source picarde, car pourquoi ce dicton picard? * — M. Tiritf» dans un discours sur la Fontaine prononcé dans une sésmœ sofeanelle de l'Académie d'Amiens, s'appuierait vdontiers sur l'emploi de ce même dicton par notre poète pour décider en fiiYenr de la Picardie une question qui, dit-îl, est restée douteuse, celle de saTOÎr ij la Fontaine est né Picard ou Champenois. Toutefois il ne disaisalf pas les arguments qu'on peut faire valoir pour la Champagne.
* Voyei livre I, fnWe v, Tf« 3.
r. x»ii] LIVRE IV. 33Î
FABLE XVII
PAROLE DE 80CRATS.
Phèdre, livre IQ, fab, 9, Socrates ad amicos,
Mfthoiogia msop'ica Neveleti, p. 4a i*
Athénée (livre XII, $ 45, p. 533) cite, d*après le livre I da traité de rjmiiié^ de Cléarque, une parole semblable de Tbémistoole. Ayant fait bâtir, k Magnésie, une salle i manger fort élégante, il dit qu'il serait content s'il pouvait la remplir d'amis, iycawt foijasv c{ Todiov (tpCxXivov) f {Xcov rXijpc&aeisv. Casanbon fait remarquer, au sujet de ce passage, que dans une salle à trois lits (tpCxXivov) il n*y avait guère place que pour neuf convives. ^~ Élien, dans ses Histoîrtt di^ verses (livre IV, chapitre xi), parle de la maisonnette (otxfôtov) de Socrate. Diogène lui reprochait de s*en être occupé avec un soin trop curieux. Si nous en croyons ce que Xénophon fait dire i Socrate dans V Économique (chapitre n, § 3), cette maisonnette avait bien peu de valeur : c Je pense que si je rencontrais un bon acheteur, j'aurais très- facilement de tout mon avoir, avec ma maison, cinq mines. 9 La mine valait, comme on le sait, cent drachmes, c'est-i-dire environ quatre-\ jngt-di( francs. Démétrius de Phalère, cité par Plutarque {Fié d^ Aristide^ fin du chapitre 1), fait Socrate plus riche. < Il ne possédait pas seulement, dit-il, sa maison , mais encore soixante-dix mines , que Wton lui faisait valoir. • Voyez à ce sujet Bœckh , Économie politique des Athéniens^ livre I, chapitre xx (tome I, p. 189, de la traduction française de Laligant).
Socrate un jour faisant bâtir, Chacun censuroit son ouvrage ^ :
I . « Comme c'est la coutume, • ut fieri solety dit Phèdre, qui se borne à rapporter une seule critique. On a rappelé à ce propos le proverbe latin :
Qui struit iit caUe multos habet iUe magistros. « Qui bâtit sur la rue a beaucoup de maîtres. •
J34 FABLES. [r. xvir
L'un Uouvoit les dedans, pour ne loi point mentir,
Indignes d'un tel personnage ; L'autre blàmoit la foce, et tous étoient d'avis s
Que les appartements en étoient trop petits. Q«eDe maison pour hii ! Ton y toumoit à peine.
« Plût au ciel que de vrais amis, Telle qu'elle est, dit-il, elle put être pleine ! »
Le bon Socrate avoit raison i o
De trouver pour ceux-là trop grande sa maison. Chacun se dit ami; mais fol' qui s'y repose : Rien n'est plus commun que ce nom^ Rien n'est plus rare que la chose*.
9. Fûl ma Tofthogniphe de tontes les anoieDiie» éditîoiift. y, P^mlgmrg amiei momemy sêd rmra est /ides, (PaioBB, Ten i.)
F. xvui] LIVRE IV. 335
FABLE XVIII