‹ Œuvres de J. de La FontaineChapitre 334 sur 379 · F. X] LIVRE V · texte numérisé non relu

F. X] LIVRE V

Que juroduira Tauteur après tout ces grandi crû ? La Montagne en traTail enfante une £>ari8.

— Voyez dans la notice de la fable les af^lications analogues faites par Lucien et Rabelais. — Dans la rieille fiable d^Ysoptt I, citée par R<^>ert, la moralité, prise en un sens très-général, se rétame en ce Tcrs :

Le sage de Fanflé se moque.

4oo FABLES. [t. n

FABLE XL

LA FORTUNE BT LS JBUHB KIlFAlfT.

Ésope, £d>. iSa, *OSooc6fHK xa\ T^v), Uoûlç xa\T&xi] (Cony, p. i65, p. 387 et 388, sous quatre formes). — Babrius, fab. 49, ^£pT^ xal Tâ^v). — Haudent, a* partie, fab. 19, (tuM lewte homume t de Fortune, — Corrozet, fab. 83, de C Enfant et de Fortune. — Régnier, satire xnr, vers 85-91 (voyez la dernière note de la £dl>le).

Mythologia msopica Neveleti, p. 2193.

Dans deux des fables de Coray, c*est un Enfant, ccMOine dans la n6tre, <pii s'endort an bord du puits ; dans les deux autres, c'est an Voyageur ; dans celle de Babrius, un Ouvrier, un Laboureur. — La fable 33 d'Âbstemius, de Anu Dmmonem accusante [Mythologia suepic* Neveletif p. 548), a la même morale que celle de la Fontaine, mais l'action est différente : c'est une Vieille qui grimpe à un arbre et se laisse cboir; le Destin [Dmmon) déclare, invoquant des témoins, qall a prévu, mais non causé sa chute. — M. Saint-Marc Girardin, dans sa xv« leçon, de la Destinée de riiomme (tome II, p. 41 et 4a), cite cet apologue en entier, et le fait précéder de sages réflexions sur le r61e de la Fortune dans notre vie, et sur celui que lui donne le fabulislf : c La Fontaine, dit-il en commençant, aime à défendre la Fortune, oa plutôt il aime à renvoyer aux hommes les reproches qu'ils lui font, t

Sur le bord d'un puits très-profond

Dormoit, étendu de son long,

Un Enfant alors dans ses classes^.

Tout est aux écoliers couchette et matelas.

Un honnête homme, en pareil cas, 5

Auroit fait un saut de vingt brasses.

Près de là tout heureusement La Fortune passa, Téveilla doucement, Lui disant : « Mon mignon, je vous sauve la vie;

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