t Leurs diters talents, 1 dans l'édition de i
10. c La manière dont le Roi distribue les emplois de son armée est très-ingénieuse. Ces quatre ters qui expriment la moralité de cette fid>le sont excellents, et le dernier surtout est parfiiît. > (ChauvoaT.) — L'idée de ce dernier rers est dans Abstemius : Neminem màto €OiiUmpiihUem qm aiiqma re nohis proàêuê mon pauii»
4a6 FABLES* [r. xx
FABLE XX
l'oUM et les deux COMPAGMOirS*
ÉMpe, ùh. s49, '0$oac6p<H xa\ 'Apxroc (Gony, p. x63 el 164, p. 386 et 387, tout trois formes). — ATianus, fab. 9, Vîotorts. — • Abstemius, ûl>. 49» ^ Cariario ementepeiiem Uni a Kematort momdtm cmpti. — Gommines» Mémoires ^ liire IV, chapitre m. — HwwWt, x** partie, fab 7, de Jeux Compaignons; a* partie, fab. 108, d'mm relieur et tTum Courrieur (Corroyeor). — > Gurrozet, îth. 85^ de dem Amp et de rOurse.
Mjrtkoïogia miopica NepeUti^ p. 191, p. 460, p* 554* Fumi les fables qne mentionne la notice, trois seulement ont toai à fait le même sojet que la n6tre : ce sont odk d'Abatewa^ la seconde de Haudent, et celle de Coomiinea. Dans lea antres il ne s'agit pas d'une peau d'onrs yendne d'avance, Deoz Toyagenrs, renoositnBt on onrs» échappent au péril de la même manière qoe nos deox Cooh pagnons , et cdoi qui a fiât le mort conte à l'autre qne In bêle faû a dit à Toreille : c U ne £iut pas faire roote a^ec des «nus qm ne tou assistant pas dans le danger. > — Commines met l'apologne dans la bouche de l'empereur d'Allomagne, Frédéric m, répondant aux ambassadeurs du roi Louis XI, qui étaient Tenus lui proposer de la part de leur maître c de s'engager mutuellement à ne fiûre ni paix ni trére l'un sans l'autre , et à confisquer les seigneuries dn Due (de Bourgogne), lui celles qui releroient de l'Empire, le Roi cdles qai étoient tenues du royaume de France. • Voyez VHistoire des ducs et Bourgogne du baron de Barante, Charles le Téméraire^ lirre V, ann^ 1475. On trouTcra à Y Appendice la fable de Conunines. M. Saint- Marc Girardin, dans sa xn* leçon (tome U, p. 73-76), la donne en entier, et dit : € La Fontaine n'a eu qu*à traduire. Il a ajooté seulement, en yrai poète comique, tout 6e qui met le mieux en rdîef la présomption des deux Compagnons, s Après ces mots, i'énùnent en* tique cite à l'appui les dix premiers Ters de n<»tre &ble.
Deux Compagnons*, pressés d'argent, I. Gwnmines emploie de même le mot Compagnons, Scnkmcnt il y
F. XX] LIVRE V, /,a7
A leur voisin fourreur vendirent
La peau d'un Ours encor vivant, Mais qu'ils tueroient bientôt, du moins à ce qu'ils dirent * . C*étoit le roi des ours au compte de ces gens. 5
Le marchand à sa peau devoit faire fortune*; Elle garantiront des froids les plus cuisants: On en pourroit fourrer plutôt deux robes qu'une*, Dindenaut' prisoit moins ses moutons qu'eux leur Ours : Leur, à leur compte, et non à celui de la béte. i o
S'ofi^nt de la livrer au plus tard dans deux jours, Ds conviennent de prix, et se mettent en quête,
• trois compagnons, an lieu de deux, et c*est à un taTemier qu'ils Tendent la peau ; ils lui doiyent de l'argent et le prient de leur fidre encore crédit d*nn écot; Us le payeront ayant deux jours : car ils prendront cet ours, « dont la peau yalloit beaucoup d'argent, sans les presens qui leur seroient laictz des bonnes gens. » — Chez Abstemios, et chat Haudent (a« partie, fabU io8),' qui Ta traduit, ils font marché, comme ici, ayec un oorroyeur, un fourreur, qui leur donne l'argent d'avance.
a. f Cette suspension £iit un effet charmant. Jusqu'à ce mot ou croirait que l'Ours est mort, ou du moins pris et encfaîjiné. s (Csam-
POAT.)
3. Quelques éditions modernes ponctuent ces deux vers ainsi :
C'étoit le roi des ours : au compte de ces gens. Le marchand à sa peau deroit mire fiwtuae.
Notre ponctuation est celle de toutes les éditions originales.
4. M. Taine (p. i5a et i53) cite ce yers et les trois précédents, et compare la discrétion et la mesure de notre poêle ayec la faconde intarissable de Diudenaut chez Rabelais : voyez la note suivante.
5. Cest ce marchand goguenard qui se moque de Panurge en vantant si fort ses moutons , et dont Panurge se venge si plaisamment et si cruellement. H finit par lui acheter un mouton qu'il jette a la mer, et tous les moutons sautent à l'eau pour faire comme leur camarade; et le marchand lui-même, en voulant les retenir, est entraîné et se noie avec ses bétes. De là vient le mot si connu : c les moutons de Panurge. • On aurait dà dire, pour être exact, c les moutons de Dindenaut. a Voyez Rabelaia, livre IV, chapitres v-viii.
4aS FABLES. [p. xx
Trouyent VOan qui s^avance et YÎent yen eux an trot *. Yoilà mes gens frappés comme d*nn conp de fondre. Le marché ne tint pas; il bMul le résoudre^ : i S
D'intérêts* contre TOnrs, on n'en dit pas nn mot. L'nn des deux Compagnons grimpe au ùAte d'un arbre;
L'autre, plus froid que n'est un marbre. Se couche sur le nez, (ait le mort, tient son vent*,
Ajrant quelque part ouï dire %o
Que l'ours s'acharne peu souvent Sur un corps qui ne vit, ne meut, ni ne resj»re^*.
6. Dtns la fid>led*AlMteiiiio8y il n*y â qu*iiii cfaaMear; le Fonrreor Facoompagne dans la forêt, et grimpe sur on arbre
Pour voir de rhomme et de Toart let combats,
dit Bandent, dont le récit (faiU 1 08 de la s* partie) est à peu près semblable à celui du fabuliste latin. Le Chasseur fiait sortir l*Onn de son antre ; la béte, évitant le coup qu*il lui porte, le remerie à terre; il fait le mort, etc.
7. Terme de jurisprudence, t le rompre. » Cest le latin resolwere,