‹ Œuvres de J. de La FontaineChapitre 35 sur 379 · Lettre du 19 septembre i663. — 3* lUdtm · texte numérisé non relu

Lettre du 19 septembre i663. — 3* lUdtm

SUR LA FONTAINE. xliii

Veat de la foi, tciiI de rhonnèteté.

S!y par malheur, quelque atteinte un p«n forte Le fait clocher d*an ou d*autre c^të, Comportez-Tous de manière et de sorte Que ce secret ne soit point éwenté.

Je donne ici de bons conseils sans doute : Les ai- je pris pour moi-mdme? Hélas I non *.

D^antres vers de lui nous dësarment et nous toudient encore pluSy parce que le repentir qu'ils expriment ne porte pas seulement sur l'indiscrète divulgation de la faute, mais sur la faute elle-même, et qu'une émotion vraie donne au regret un accent presque pathétique. Quand il composa ce délicieux poème du fidèle amour conjugal, Philémon et Baucis^ il ne put s'empêcher de jeter un regard mélancolique sur le bonheur qu'il n'avait pas su réserver à ses vieux jours :

Us s*aimeDt jnsqn^an bout, malgré Feffort des ans. Ahl si.... Biais autre part j*ai porté mes présens*.

On n'oserait pas dire qu'une larme soit tombée sur la page; nous entendons du moins le soupir, et il nous reste seulement le r^ret que le pénitent Fétouffe aussitôt avec un peu trop ^ de résignation.

Cest que sa contrition ne fut jamab parfaite. En dépit de quelques mea cidpa^ il demeura toujours hérétique dans ses sentiments sur le mariage. Il avait soixante-huit ans, lorsque, dans une lettre du mois de juillet 1689 au prince de Gonti, il faisait sa profession de foi sur l'hymen,

bon seulement

Pour les gens de certaines classes.

Quant à loi, qu'y voulait-il ?

. . . De Targent sans affaire ; Ne me voir autre chose & faire, Depuis le matin jnsqu^au soir, Que de suivre en tout mon vouloir;

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