I. Towbiilon
tant, tdon les gens: c Vive le Roil YiTe U Ligue! » Peat-étre, par exemple, était-il à Paris, dans la fonle, le jonr où la grande Made« moiselle, qnoiqae frondeuse, t alla chez Mme de Ghoisy, dont le logis aToit une fenêtre donnant sur la place du Lourre, pour voir passer le Roi, s qui rentrait triomphant dans Paris après la défiiite de la Fronde, c II y aroit un homme qui Tendoit des lanternes pour mettre aux fenêtres, comme Ton fiiit les jours de réjouissances,* et qui orioit : Lanternes à la royale. Je lui criai étonrdiment : c ITen t aTCz-TOus point k la Fronde? » Mme de Ghoisy me dit : « Vous t me Toulez faire assonmier ' ? »
Ces bourgeois de Paris qui avaient illuminé à la Fronde et qui illuminent aujourd'hui à la royale , et le peuple prêt à assommer ceux qui n'illuminent pas aTcc les iMitemes du moment, tons sages, selon la Fontaine, tous gens prudents et qui ne se font pas d*afiaire pour une cocarde. Mais, si nous roulons rire de la ChauTC-souris, qui se fiiit tantôt oiseau, tantôt souris, ou de ces bourgeois qui crient tour k tour : t Vive le Roi ! Vire la Ligue ! » la Fontaine est tout prêt à rire avec nous. Rions-en donc à notre aise, mais au besoin imitons-les : Toilà, hélas ! selon la Fontaine, la morale de la fable.
(SAniT-lfABC GiAARDur, xin« leçon, tome I, p. 43i et 43).)
VU. — Page i4i.
(Livre II, fable v.)
IM. PflivTX ET LA CHAUTX-SOITBIS.
Un jour que le Phénix oélâ>rait sa naissance, les Oiseaux Tinrent lui fiÛM la cour et le féliciter. La ChauTC-souris seule ne vint pas. Le Phénix lui en fit des reproches et lui dit : c Vous faites partie de mes sujets, pourquoi -vous montrex-vous si fière?
— J*ai quatre pieds, répondit la CbauTe-souris, et j'aj^partiens à la classe des quadrupèdes. A quoi bon tous féliciter? b
Un autre jour, comme le id^lin célébrait aussi Tanniversaire de sa naissance, U ChauTC-souris s'absenu encore. Le Ki-ltn la réprimanda à son tour, t Tai des ailes, dit la Chauve-souris, et j'appartiens à la classe des oiseaux. Pourquc» tous aurais-je félicité ? »
I. Mémoires de Mademoiselle de Montpensier^ édition de Ma«striclit, tome II, p. s88.
Le Xà'lU noontâ à rassemblée det qnadropèdet U oondnke de h Chanre-tourU. Ut te dirent en gémiisant : c Dans k monde, il j a anjoard*hni beanoonp de gens, an ccenr sec et froid, qoi rctaanbkot à cette méchante béte ; ils ne font ni oiseaux ni qoadropèdefl, ci, en Térité, on ne lait qu'en (aire. »
(La jipëdanas f eontu et apologues imdietu^ traduits dn chinois par M. Stanislas Julien, tome II, p. 164 et i55.}
Vm. — Page 146.
(LiTre II, fable vii.)
Mortuo rege Nanno Segohrîgiorum^ a quo locus aeceptus amdemim urhU fuerat^ quum regno filius ejus Comamu sueeessisset^ adfuim^ Li^ gur quidiom, c qumndoque MassilUtm exltio finit imis popuUs futuram^ ap» Drimemdamque in ipsQ or tu, me mox vaUdior ipsum obrueret, s Suhmtctit et illam fahulam : c Canem aliquemdo ptartu grapidam loeum a pastort preeario petisse , in quo pareret : quo ohtento , iterato petisse ut sM edueare eodem in loco catulos Geeret ; ad postrtmum aduitis emÉuCs^ fuitam dcmestico prmsidio, proprietatem loci sihi pindictuse. Nom mBter Maâsiliemses, qui nume inquiâni videantur^ qummdoque domimos reg futurot, » Hiê imcitatus res instdias MauUiensihu strmt,
(JusTiH, liTre xun, chapitre ir, p. 5 18.)