Lettre dn «5 août i663. — 5. Ibidem
6. Histoire de la pie et des ouprages de M. de la Fontaine (Paris, 181 1), p. I. — Cette Fie de la Fontaine a été écrite Ters lysS, aTint même la Notice de d'OllTet (1799). — Walokenaer (Histoire de la pie,,,, de la Fontaine^ tome II, p. 84) répète ce que dit lUthiea Biarais ; maïs, à la note s de la même page, au lieu de citer celui-ci, il renroie à la lettre d^une des petites-filles de la Fontaine à Fréron (Année littéraire^ ijBSy tome II, p. 10-17). Là, powtant, il n'est pas question de Téducation de Charles de la
XLYiii NOTICE BIOGRAPHIQUE
ce soit au sortir des mains de Maucroix, Frëron veat que Charles de la Fontaine ait été éleyé par M. de Harlay : « [La Fontaine] eut un fils.... qu'il garda fort peu de temps auprès de lui. A l'âge de quatorze ans, il le remit entre les mains de M. de Harlay, depuis premier président, et lui recommanda son éducation et sa fortune^. 3» Si Ton supposait Fréron bien informé, le temps où la Fontaine fut confié aux soins de M. de Harlay ne pourrait être loin de l'année 1668, indiquée dans plusieurs biographies plus récentes de notre poète, qui probablement n'ont fait que répéter le témoignage de Fréron. Achille de Harlay, âgé alors de vingt-neuf ans*, était depuis peu procureur général. Nous ne lui trouvons pas, dans ces hautes fonctions, l'air d'un gouverneur ou d'un instituteur d'adolescent. Si le jeune Charles de la Fontaine entra réellement chez lui, ne Âit-ce pas comme une sorte de secrétaire, un apprenti dans la science des lois et de la procédure? On parle cependant comme si M. de Harlay, grand admirateur du poète, dont la renommée de fabuliste était encore bien récente, et pour obliger Mme de la Sablière, qui le lui recommandait, avait comme adopté son fils. Tout cela, fort invraisemblable, manque de preuves. On a, comme pour en faire supposer une, rapproché du prétendu bienfait de M. de Harlay, Tépftre, en vers et en prose, par laquelle la Fontaine lui dédia, en 168 5, deux volumes de ses ouvrages et de ceux de Maucroix'* Elle nous paraîtrait plutôt confirmer les doutes que nous laisse le récit de Fréron. Cette dédicace avait été conseillée par Bfme de la Sablière :
Iris m*en a Tordre prescrit ^.
Si elle avait fait entendre à la Fontaine, comme le veut Walckenaer, « qu'il devait un honunage public à un honune
Fontaine : le seul mot qae sa fille j dise de lui, o^est que tes enfiuits étaient en bm âge quand ils le perdirent.