I. Fie de la Fontaine, p. xir
1. Il était né le i* août 1639. Il fdt nommé conseiller au Parle» ment le 3 août 1657, procureur général le 4 juin 1667. Voyez le P. Anselme, Histoire généalogique.,,, tome YIII, p. 800.
3. Walckenaer, Histoire de la ne.,,, de la Fontaine^ tome H, p. 83.
4. Épître A Monseigneur le procureur général du Parlement^ vers 9*
SUR LA FONTAINE. xlix
msâ génâneux envers lui, » il faudrait s'ëtonner que, {Nrëtendant rapporter les « propres paroles » d'Iris, il dît seulement qu'elle lui avait représenté quel prix sans égal avait pour un po^ le su£Grage de Harlay :
. . lui seul est un théâtre*.
U n'y a pas, dans Tépître, un mot de la dette particulière de reconnaissance. Pour expliquer chez la Fontaine, que l'on nous dit redevable au procureur général de l'éducation de son fils, la plus étrange des omissions, sufiBrait-il de penser qu'il ne se souvenait guère de ce fils? Mme de la Sablière était là pour réveiller sa mémoire.
Il avait grand besoin qu'à l'endroit de son fils] on la tirât du sommeil, si l'on tient pour véritables les anecdotes contées par TitoD du Tillet et par Fréron. Le premier avait ent^du dire an docteur Ellies du Pin que, reconduisant la Fontaine qui était venu le voir, ils rencontrèrent sur l'escalier son fils qui le montait. Le docteur dit à celui-ci : <c Monsieur, vous voilà en pays de connoissance. Allez dans mon appartement; je reconduis Monsieur votre père. » La Fontaine demanda quel était ce jeune homme. « Quoi? lui dit du Pin, vcMis n'avez {las reconnu votre fils? » La Fontaine, après avoir un peu nffléchi, lui répliqua, d'un air tout embarrassé : « Je croîs l'avoir vu quelque part '. y> Walckenaer suppose que l'escalier pouvait être mal éclairé*. Nous pensons surtout, avec lui, qu'on a pris plaisir à faire de bons contes sur les distractions de la Fontaine. Fallût-il admettre ici un certain fond de venté, on a sans doute, pour être plus piquant, beaucoup embelli les choses, si embelli est le mot. Quant à Fréron, son historiette* risque fort de n'être qu'une variante de celle de du Pin, phis on moins heureusement refondue. On avait, selon lui, bât rencontrer dans une maison la F(Nitaine et son fils, qu'il