‹ Œuvres de J. de La FontaineChapitre 42 sur 379 · LU NOTICE BIOGRAPHIQUE · texte numérisé non relu

LU NOTICE BIOGRAPHIQUE

sa femme y mie ferme de Damait, près de la Fertë-Milon. Jacques Jam[iart fut d'mi grand secours à son neven, an milieu des difficoltës de son adminbtration ; sa bourse lui fut son- ▼ent ouverte, et la Fontaine reconnaît dans ses lettres les obligations qu^ a à sa bontë. Mais cette bontë' ne put snfiBre à mettre assez d'ordre dans une gestion qui, même en de meilleures mains, eût encore été difiBcile. Le mauvais tour que prenaient les affaires de la Fontaine est attesté par cette séparation de biens, dont nous avons parlé ^, entre sa femme et lui, et qui suivit d'assez près la mort de son père. Le gouffire une fois ouvert, la négligence du poète le creusa de plus en plus. Voici qu'un jour ses pénates même déménagent, comme ceux de Jean lapin, trop occupé de ses promenades parmi le tfa3rm et la rosée. Sa maison natale de la rue des Cordeiiers, que la postérité reconnaissante a voulu rendre à sa mémoire, (ut vendue le a juin 1676, à Antoine Pintrel *. Le prix de onze mille livres servit à payer des dettes contractées envers le même Pintrel et envers Jannart. Dans l'acte de vente, Claude de la Fontaine y « ecclésiastique, demeurant à Nogent-P Artaud, » est mentionné ; il n'y est pas question de la sœur dont la Fontaine parle dans ses lettres, comme mariée à M. de Villemontée. Il y a plus encore : dans les affaires de la succession de Charles de la Fontaine, ses fils Jean et Claude sont seub nommés; et, quand les scellés, mis après la mort de leur père, vont être levés, Jean de la Fontaine, se présentant conune héritier, demande qu'on attende son firère Claude, alors absent; mais il n'est point parlé de leur sœur. N'est-il pas vraisemblable c[ue Mme de Villemontée, dont l'acte de baptême d'ailleurs n'a pas été trouvé sur les registres de Château-Thierry, était tout simplement cette demi-sœur, Anne de

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