‹ Œuvres de J. de La FontaineChapitre 47 sur 379 · I. Épure IX, vers i43-i · texte numérisé non relu

I. Épure IX, vers i43-i

a. Rien de plus clair, et Walckenaer n^aurait pas dâ s*y tromper. Ne Toulant voir dans les deux M*** qu'une même personue, il a suppose (tome I, p. 5a) que citait Pellisson qui avait réclame de la Fontaine une pension pour lui-même, en récompense de la peine qu'il prenait d'appeler l'attention de Foucquet sur les vers du po^e. Le contre-sens est évident.

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SUR LA FONTAINE. lxi

reeoooalt Tëlève et déjà l'égal en ces fins badinages. La ballade À Madame Foucquet^ doDt le refirain est :

En paissiez- YOU8 dans cent ans autant faire !

acquitta, suivant Mathieu Marais, le premier terme de 1659. Foor k second, antre ballade, celle^ A Foucquei :

Promettre est un, et tenir est un autre.

Poor le troisième, une ballade encore, dont le sujet avait été donne, sur la paix des Pyrénées et le mariage du Roi.

n pandt qu'un des termes de 1660, payé en courts madrigaux, ne fit pas tout à fait le compte du créancier ; mais le débiteur, qui prétendait que ses vers fussent pesés, et non comptés, se justifia par un agréable dizain. 11 s'acquitta d'un autre des termes de la même année 1660, celui d'octobre un peu anticipé, en adressant à Foucquet la relation en vers de l'entrée de la Reine dans Paris, le 26 août. Il devenait poète gaaetier de grand seigneur : c'était alors la mode. Dans une lettre qui accompagnait l'envoi à Foucquet de l'ode Pour Madame (Henriette d'Angleterre), à l'occasion de son mariage avec Monsieur, frère du Roi, il nous fait savoir que cette ode satisfit an terme de Pâques 1661. Du côté de ses payements poétiques, voilà une comptabilité bien tenue, avec pièces à l'appui, c(ui ne devait pas être perdue pour les âges futurs. H n'a pas pris le même soin de leur laisser le compte de ses recettes, qu'il n'a cependant pas encaissées seulement en monaie d'approbation et de bon accueil. D^Olivet parle de grati- «fications^; Perrault ^ Mathieu Marais* et Fréron* d'une pension. Il est plaisant qu'à écouter la Fontaine (et n'avait-il pas raison?) il n'y eût là d'autre pensionné que Foucquet, dont ^ or avait moins de valeur que les louanges du poète, si bien assaisonnées et si ingénieuses. C'était tantôt l'esprit de Voiture, tantôt la grâce et le tour naïf de Marot.

Nous n'avons pas cité toutes les petites pièces que la demi-

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