Celai da P. Anselme, tome Y, p
Lxxx NOTICE BIOGRAPHIQUE
Plus tard, mais sealement plus tard, il n'y a pas de doote que cette poésie si libre ne lui déplut pas, obtint son suffrage et ses encouragemaits ; de là même est peut-être venue l'idée de l'honneur invraisemblable qu'on a voulu lui Caire. En le lui refusant, nous ne prenons soin que de l'exactitude, non d'une réputation qui, par la suite, devint impossible à défendre. Si U duchesse de Bouillon n'a pas conseillé à la Fontaine ses premiers contes, nous ne croyons pas qu'elle ait toujours été innocente des écarts de sa conduite. Le jour vimidra ou ce sera autour d'elle, dans sa cour, aussi déréglée qu'elle-même, que se formeront les liaisons les plus dangereuses de notre poète. Les prodigieuses bévues de Fréron ne pouvaiait égarer Walckenaer ; mais il a paru croire qu'à la condition de les amender, on en pouvait tirer quelques renseignements. Il n'est plus question chez lui de l'exil de la duchesse de Bouillon à ChAteau- Thierry; mais elle a ordre de s*y retirer, ordre donné par son mari sans doute, lorsque celui-ci, au printemps de 1664, partit pour la Hongrie, afin de secourir Tempire contre les Turcs. Parmi les jeunes guerriers engagés dans cette crcnsade, Loret n'omet pas
Le duc de Bouillon et ton frère....
L*ainë surtout qui chez le Roi
Possède un glorieux emploi*,
Est époux d*une aimable femme
Qui Taime de toute son âme *.
Pendant cette absence du mari, continue Walckenaer, la Fontaine désennuie la duchesse; elle le prend si bien en goût que, lorsqu'elle quitte Château-Thierry, elle l'emmène avec elle à Paris, et l'admet dans sa société'. Ce sont tous les traits du récit de Fréron, ingénieusement corrigés et ramenés à la vraisemblance : ce qui ne suffit pas pour en établir la vérité. Walckenaer, en côtoyant le récit de Fréron, n'oublie même pas le conseil d'écrire des Contes, Il est vrai qu'il ne parle pas expressément des premiers, mais seulement des « plus jolis,... mailheureusement aussi les plus licencieux*, » que le désir de