Article La FovTAini(jRAV db
4. Saimt Matthieu^ chapitre xxt, verset ao. — La Fontaine aTait usé de la fable or de Laurent Astemio le conte que, de toute iafoo, il fit bien de supprimer. Voyes Walckenaer, Histoire tU U 9k„,. de ta FoMtaùtt^ tome II, p. 109.
cFi NOTICE BIOGRAPHIQUE
du moins éTÎter cdle d'in^; que d'ailleurs, en voalant ûûre une sorte d'honneur à M. Amaold, il foumiroît aux ennemis de ce docteur matière de le calomnier. La Fontaine convint qu'ils avoient raison, et supprima son conte, quoiqu'il lui parût ce qu'il avoit fait de mieux en ce genre. On tient ce fait de l'officier qu'on vient de citer. »
La Fontaine plaça, par une ëpttre dëdicatoire, son poème de la Captivité de saint Mate sous la protection du grand aumônier de Francei le cardinal de Bouillon. Cette dédicace ne fut peut-être, dans sa pensée, qu'un témoignage d'attachement à la maison du prélat; il n'est pas cependant trop invraisemblable qu'il ait eu, en même temps, une autre intention, et qu'ayant à nommer d'Andilly, ce qu'il fit seulement à la fin du poème, conune l'auteur auquel il en avait emprunté le sujet, il ait été bien aise d'abriter sa complaisance pour Port- Royal derrière un hommage au cardinal, qui fut toujours plus ami des Jésuites que des Jansénistes. Il lui avait donné, dans cette dédicace, le dtre d'Altesse Sérénissime. Il parait que cette erreur le força de supprimer l'édition ^
Nous avons vu la Fontaine, depuis la chute de Foucquet, protégé par les Bouillon et par la veuve du frère de Louis XIII. • Une autre protectrice va venir, de bien moins haut parage, mais à qui il devra beaucoup plus encore, et qu'il faudnit nommer incomparable amie plutôt que protectrice. Au mois d'avril 167a, comme nous l'avons dit, il perdit Madamb douairière. On croit que ce fut aussi à peu près le temps où il se débarrassa de sa charge de maître particulier des eaux et forêts*. Le voilà libre, mais, ce semble, un peu en peine. On ^ s'accorde à dire qu'avec son imprévoyance incorrigible et sa négligence de ses affaires, il avait alors besoin que la Providence voulût prendre soin de lui, comme elle prend soin des
I. Chardon de la Roehette le dit dans une note au bas de la page 56 de riRifoîr».... tUU.JeU FmUmme^ par Ifathieu Marais. — Nous ignorons si Ton trourerait eneore dès exemplaiiies de eette édition.
a. En cette qualité, on a des quittances de lui jusqu'à la date de 1670, dit M. Moland, au tome VU des OSMmsf de im Famtmim^ p. su.
SUR LA FOflTAINS. gtii
petits des oiaeanz. BH« yeiUa sur le poète en loi envoyaiit MBie de la Sabfière, nous ne dirons pas afin de loi donner « la pâture » (ne rabaissons pas nne si délicate anûtië^), mais afin qii'an nûlieo des rêves poëtîqnes, où il vivait comme en* donm, une doaoe totelle le sonttnt et le dirigeât : aimable oP» fice qui demandait nne main de femme.
On risque pen de se tromper en plaçant vers Tëpoque dont noQs venons de parler l'hospitalitë que la Fontaine accepta dan la maison de cette seconrable amie *. Perrault et d'Olivet dÎB^ qu'il demeura chez elle près de vingt ans, et, comme il n'en sortit qu'après qu'elle fut morte (6 janvier 1693), on voit à qod moment il est vraisemblable qu'il y entra. Il est facile de s'cxpfiqner comment il fut connu de Mme de la Sablière. Le Mari de oeUe-d, Antoine Rambouillet de la Sablière, bomme de plaisir et d'esprit, fils d'un des titulaires des cinq grosses fermes, avait fidt de sa maison un des centres de la société lettrée, galante, éjMCurienne, dans laquelle la Fontaine avait hn-mâme tant d'amis. On citait de M. de la Sablière de nombrenx madrigaux', qui ont mérité d'fitre loués par Voltaire dans le Siècle de Louis XIF. Mme de la Sablière. (Marguerite Hesseîn) avait le goût des lettres et des sciences. « Cest une dame, a dit Bayle *, qui connolt le fin des choses, et qui est oonnne partout pour un esprit extraordinaire. » GorbinelU oompandt son savoir à celui de la docte et spirituelle abbesse de FoDtevranlt : « Elles entendent Homère comme nous en*
I. iraiÎTet cependant a dit (BUtoire dé V Académie ^ p. $17) : c EUe ponrroycit généralement à tous set besoins, persuadée qu'il n'éloft guère capable d*7 pourroir lui-même. »
«. L'hôtel de M. de la Sablière était situé an hamean de Eeailly (aujoard'hoi dans le faubourg Saint-Antoine). On appelait eette belle demeure la Foiie RambomlUt, Ce doit être là que la Fon. tûne fat d*abord logé. Après la mort de son mari (16B0), Mme de k SabBère alla demeurer rue Saint-Honoré, en face de la rue de k Soordière, où k Fontaine k snirit. On pense que cette maison âe Mme de k Sablière était sur Tempkcement de celle qui porte aujourd'hoi le n* ao5.
3. Walekenaer les a publiés dans le même volume que les Poé^ Ms dfifrfcf da FnmçiÀs de Mantêrois (Paris, 181 5, in-8«).