‹ Œuvres de J. de La FontaineChapitre 72 sur 379 · NmnMêi da la MépmUiquê du Uttru^ septembre i685, p. ieo · texte numérisé non relu

NmnMêi da la MépmUiquê du Uttru^ septembre i685, p. ieo

cTiii NOTIGB BI06RAPHIQUK

lendcms Virgile^. » Benûer fat on de ses tous, eC, c<»iime h FootaÎDe, se retira ches elle; et c'est pour elle qu'il écrivit sod Jhrégé de la philosophie de Gassendi^ imprime en 1678. Les matbiffflaticiens Sauveur et Roberral lui avaient donne des leçons; et c'est pour cela sans doute que Brossettel'a recomme dans la femme savante du vers 4a6 de la Satire xàt Boîlean,

Qu'estime Roberval et que Saureor fréquente.

Mais ne rangeons pas parmi les pédantes celle dont notre niDde a dit que son esprit avait ^ *

. • . beauté d*honime arec griice de femme*.

Le petit-fils de la Fontaine écrivait, en 1756, à Frëron, qu'A avait eu sous les yeux quarante lettres de Mme de la Sablière, « comparables à celles de Bfme de Sévigné et plus intéressantes pour le cœur*. » Rabattons-en un peu : on a si souvent égalé à l'esprit sans ëgal de Mme de Sévigné d'agréables esprits de femmes 1 Mais, pour avoir paru si charmantes, il est du moins probable que ces lettres, dont la perte est fort à regretter, n'étaient pas d'une Philaminte.

Non plus qu'à la justice de la boutade de Boileau, si l'on veut qu'elle désignât Mme de la SaUière, il ne faut croire à la fidélité du portrait qu'avec ses dédains altiers, et peut-être un peu de jalousie, Mademoiselle de Montpensier a fait d'dle dans ses Mémoires, Rochefort lui avait conté, c'était en 1670, que Lauzun « alloit quelquefois chez une petite femme de la ville, nommée Mme de la Sablière; .... qu'elle avoit eu force galants et en avoit encore; que c'étoit une paysanne à belle passion, qui étoit fort laide *• » Une autre version du nkftme passage * dit : « vieille, laide. » Est-ce bien là notre Iris, dont la Fontaine voulait placer l'image dans un temple?

I. Lattre à Butsy (1677), ^^ ^^^^ ^ ^^ Lsttrts de Mme dé Sén^ gmi^ p. aSo.

a. Fable xr du lÎTre XTT, vert 33.

Page 1