Be^hégor^ vert si
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GXTi NOTICE BIOGRAPHIQUE
C'est Toccasion de rendre à la Fcmtaine cette justice qa'il n'a jamais parlé en homme à bonnes fortunes, ni cherche à fidre croire que ses succès, comme galant, n*aient pas été an-dessous de son très-grand zèle. Dans un de ses contes, le premier du Iir livre, qu'il publia à Tâge de cinquante ans, il a dit ingénument :
J'ai serri des beautés de toutes les façons. Qu'aî-je gagné? Très-peu de chose, Rien. Je m^ayiserois sur le tard d'être cause Que la moindre de tous commit le moindre maH !
Il a mis la même franchise à ne pas laisser supposer qu'il eût eu part, avec beaucoup d'autres, aux bonnes grâces de la Champmeslé. Furetière a prétendu* que la man^e d<nit dle£t le payement de Belphégor était connu de tout le monde. Mais rien de ce qu'il a dit de notre poète ne mérite créance. Tenons-nous-en à la déclaration trèÂ-nette, au bon certificat, an* teneur, il est vrai, en date, que nous venons de trouver dies la Fontaine. Outre ses deux lettres et son « frontispice » de JBdphégoTj il n'y a plus aucune trace de sa liaison avec la séduisante actrice, si ce n'est sa collaboration, telle quelle, à des comédies du mari. Nous en parlerons à propos de son théâtre. Malgré ses incorrigibles rechutes dans le péché des contes, il n'avait jamais cessé de travailler à ses fables. Mme de Sevigne* nous apprend qu'en 167a on connaissait déjà, par les copies manuscrites qui circulaient, les fables du Curé et le Mort et de la Laitière et le Pot au lait. Elles ne forent imprimées que dans le premier des cinq livres puUiés en 1678 et 1679. Ce Recueil^ est précédé d'un Avertissement^ où la Fontaine dit qu'il doit la plus grande partie de ses nou-