Même Lettre à Mlle de la Fontaine
SUR LA FONTAINE. ix
tans doute été frappe Id-iDême, tout autant que de cette-ci, qui se marquait dans les visages de cette famille : « Tous les Pidoox, dit-il*, ont du nez, et abondamment. » Il savait bien qu'il avait hérite du grand nez des Pidoux ; et quand, à ChâteOerault, il s'amusait à reconnaître ce trait hërëditaire, on peut croire qu'il n'aimait pas seulement à se retrouver par les côcës extérieurs dans ses parents maternels. Cest aujourdirai une théorie en faveur, que tout homme de génie est surtout le fils de la mère. Nous ignorons si elle serait facile à démontrer, ni comment on s'y prendrait pour l'expliquer. Ceux qui cherchent à l'appujer par des exemples auront du mons celui-ci à recueillir, comme assez vraisemblable.
U est à regretter que, parmi ces renseignements sur les Pidoux, nous ne sachions k peu près rien de la mère de la Fontaine elle-même, et que, tout en croyant reconnaître ce qu'elle lui avait transmis avec le sang de sa race, nous ne puissions dire ce qu*il lui dut pour les soins donnés à ses premières années, pour l'éducation. Il était jeune quand il la perdit ; mais nous ne trouvons pas une date prédse. Elle vivait encore en i634. Dans le registre des baptêmes de cette année, au dernier jour de mars, « Françoise Pidoux, femme de M. Charles de la Fontaine, maître des eaux et forêts, capitaine des chasses, x» a signé comme marraine. C'est le dernier en date des actes de ces registres de Saint-Crépin qui la nomment. La Fontaine avait alors près de treize ans. Il reste beaucoup de place entre i634 et la fin de 1647, ^ù, par le contrat de mariage de la Fontaine, nous apprenons que sa mère n'était plus. Tout ce que nous avons à dire d'elle, et ce que les précédents biogra|Àes n'ont pas su, c'est qu'elle était veuve lorsqu'elle épousa le maître des eaux et forêts de Château- Thiôry. Dans leur contrat de mariage, elle est nommée « dame Françoise Pidoux, veuve de feu honorable homme Louis de Jouj *, vivant marchand et demeurant à Coulommiers,»