I. Deux volumes in-ii
1. Le titre, qui n*ett pas le même que celui du toaeI«, porte : Traduction des PhUippiques de Démostkèaeê^ d*une des Ferrimes de Goérom^ areo VEutiphron^ VEippiof^ du Bsaii, et rMmtkydemus de Pietm^ par Bf. de Mancroiz.
SUE LÀ FONTAINE. gxxxiii
tOQchoDt aux pages oà eUe deTient d'un plut grand intërêt. Le Diseoun à Mme de la Sablière^ tout remjdi de lagea rëiolatioiie, précède immëdiatement, comme pour ne pas âoder la difficoltë, les contes de la Clockeue^ du Fleupe Scamandre^ de la Confidente sans le sopoir^ du Remède et des Jpemjs indisereis. Le tout finit par les Filles de Minée^ Yln^ seripiUm tirée de Boissard^ et le Memerciement à l'Académie^ leqnd viait là comme la plaisante ccmclusion d'un Tolume si bien fait pour répondre aux espérances données, il y avait un an, à la Compagnie par le nouveau confrère.
On pourra trouver là un exemple et de cette firanchise, qui était mie des vertus de la Fontaine, et de sa naïveté. Nous voulons bien qu'il ait été naïf; mais, avec cet air de bonhomme distrait, inattentif aux inconséquences, ne paraissant pas s'en douter, c'était un ingénu bien malin, et hardiment malin. Nous le voyons saluer tr^-humblement ceux qui l'avaient prêché, et, cette cérânonie fiiite, aller son train. Cela ne nippelle-t-il pas la profonde reversée que, dans les Mémoires de Mme de Cayfais^, Louis XIV et Mme de Montespan font aux respectables dames qu'ils avaient prises pour témoins et comme pour cautions de leurs bonnes résolutions, et qui les voient passer tons deux ensemble dans une autre chambre ?
Au début du conte de la Clochette^ le premier de la v« parlie, la Fontaine avoue sans détour sa ûiiblesse :
Oh I combien Thomme est inconstant, divers,
Foible, léger, tenant mal sa parole I
J'aTois jnré, même en assez beaux Ters,
De renoncer à tout conte firivole ;
Et quand jnré ? c*est ce qui me confond :
Depuis deux jours j^-ai fiiit cette promesse.
Puis fiea-Toos à rimeur qui répond
DHin seol moment! Dien ne fit la sagesse
Pour les cerreaux qui hantent les neuf Scrars.
Trop bien ont-ils quelque art qui tous peut plaire,
Quelque jargon plein d*assez de douceurs;
Mais d*toe sûrs, ce n*est là leur a£Eûre.
I. SwMmîrs de Mm de Cajrlm^ édition Michaud et Poujoulat, y série, tome YIU, p. 484.
exxxrr NOTICE BIOGRAPHIQUE
Pois, saeomeîeiicey penezigetote, espirearoirtroir^aDteBipëraraeiit en réparant par la forme la firate qn'il a iûte encore une fois poor le îood et la matière. Il aofira peut-être à ce qu'il pensaîty que, dams ses Ters, i ait affiôbli de soo raiees im sd qm n'était pas celui dont on a pu foire le symbole de la sagesse. Il commence ainsi le Fieupe Scamemdre :
Me Toilà prêt à conter de plus belle : Amour le Teut» et rit de mon serment.
J*ai désormais besoin, en le ohantmty De traits moins forts et déguisant la ehote; Car, après tout, je ne Tenx étt« caase D'aucmt abos : qne ploftôt mes éorîc»
Manqaent de sel, et ne soient d*anam prixl
Malgré cette petite concession, faite aux scrupules, le Roi ne dut pas être content, ni l'abbé de la Chambre, ni même Mme de la SabEère. Elle fut probablement la plus indulgente, connaissant bien son léger poète. La Fontaine l'aimait trop pour n'avoir pas quelque regret de TafBiger; maïs elle hd inspirait beaucoup moins de crainte que de confiance. Quoique ne yiTant plus sous ses yeux, il voulait qu'elle flDt toujours la confidente de ses écrits. Lorsque, en 1686, il envoyait de Château-Thierry à Racine, avec sa jolie chanson à la jeune Paule, quelques vers d'une lettre à Conti, il avait soin de lui dire : « Je vous en prie, ne montrez ces derniers vers à personne ; car Mme de la Sablière ne les a pas encore vus^. » Il ne se dissimulait cependant pas qu'entre les ûrivoUtés peu sages de sa Muse et l'austérité de son amie il y avait maintenant une barrière. Cest ce qu'il fût bien comprendre dans une lettre qu'il écrivait à M. de Bonrepaux le 3 1 août 16S7 :
Ttl TU le temps qa'Iria, et o'étoit Tige d'er
Pomr no«s a«tres gens du bas asoadef J'ai va, dis-je, le temps qu*Iris goâloît enoor. Non cet encens commun dont le Parnasse aboade»> ;
Mais la looange délicate
Avoit auprès d'elle son prix.
Elle traite aujoiurd'hoi cet art de bagatdle,