‹ Œuvres de J. Delille (volume 3)Chapitre 36 sur 36 · DU LIVRE NEUVIÈME · texte numérisé non relu

DU LIVRE NEUVIÈME

Et, mêlant son hommage à ses fureurs guerrières, Charge de vœux le ciel , et les dieux de prières.

PAGE 2o3, VERS 29.

Dans Tombi'e de la nuit tel un loup inhumain. Tourmenté de la soif, dévoré de la faim...

Dans l'ombre de la nuit tel un loup dévorant Qu'a long-temps tourmenté l'ardente soif du sang, Autour d'une nombreuse et v'aste bergei'ie, Bravant le froid, la neige, et les vents en furie. Court, rôde; les agneaux par leurs longs bêlements. Tranquilles sous leur mère, irritent ses tourments: Il épie, il attend le moment du carnage ; Contre sa proie absente il excite sa rage, Croit déjà la tenir, croit déchirer son flanc. Se repaître de meurtre et s'abreu%"er de sang. A l'aspect irritant de la troupe d'Enée, Des tours à qui ses chefs fioient sa destinée , Tel frémissoit Turnus. Comment, par quels moyens De leur lâche retraite arracher les Troyens? Leur présence l'aigrit, le dépit l'aiguillonne. Et son sang embrasé dans ses veines bouillonne.

PAGE 2o5, VERS 27.

Des habitants du ciel créatrice féconde. Ainsi parla Cybèle au souverain du monde :

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