‹ Œuvres de J. RacineChapitre 157 sur 390 · Hippolyte, vers · texte numérisé non relu

Hippolyte, vers

PLATON. 271 Page 188. (Tüv xaAMoruv À copla — AAA tt phv;) L'Amour

est philosophe. -— On prend l'amour pour la chose aimée. — De quelle utilité est l'amour. — Tout le monde aime ce qui le peut rendre heureux. — Poésie est ce qui fait quelque chose. Tous les arts sont poésies; et il n’y a que ceux qui font des vers qu’on appelle poëtes. Ainsi tout le monde aime, mais il n’y a qu’une espèce d'hommes qu’on appelle amants. — Et ce n’est point leur moitié qu'ils cherchent, c’est le bien. — L'Amour est de vouloir toujours être bien, — Tous les hommes veulent engendrer, ou du corps ou de l'esprit.

Page 189. (Tñs yewvhosws où To Téxoù — za robs &Xkous ToumTès rois.) — (En tête de la page.) Amour de l’immortalité, — (4 la marge.) Pourquoi tous les animaux aiment avec tant de passion ce qu’ils ont engendré. C’est par l'envie d’être immortels. — L'homme, tant qu’il vit, n’est jamais le même. C’est toujours quelque chose qui s’en va, et quelque autre chose qui revient en sa place. — Ambition. — Desir d’être immortels. — Génération du corps; génération de l'esprit : poésie; législateurs. — Amour des jeunes gens : pour engendrer de beaux sentiments.

Page 190. (’Ayalobs Enaüv — Eixévros DE tata toÿ Zwxpdtouc. ) (En téte de la page.) Amour de Dieu. Connoissance de la véritable beauté. — (4 La marge.) Vers, enfants du poëte. Lois, enfants de Lycurgue. — On leur a bâti (aux poëtes et aux législateurs) des temples pour de tels enfants, et jamais pour des enfants mortels. — Chemin qu’il faut tenir en amour. Aimer un corps, puis tous les corps; ensuite une âme, et de là toutes les âmes, — La suprême beauté. Dieu. — Se servir des choses mortelles comme d’échelons pour arriver jusqu’à lui. — Vous oubliez le boire et le manger pour contempler vos amours. Que sera-ce dans la contemplation de cette immortelle beauté ?

Page 191. (Tobs èv ératvetv — za xé%edw Kéyetv.) Arrivée d’Alcibiade. — Alcibiade aperçoit Socrate. ”

Page 192. — (Oùx dy olévou — Gorep lpuorhs mudtrots.) (En téte de la page.) Discours d’Alcibiade à la louange de Socrate. — (4 la marge.) Socrate semblable aux Silènes, et au satyre Marsyas. — Il

étoit railleur. — Force des discours de Socrate. Il n’y avoit point d'âme qui n’en fût émue. Les autres disoient bien; mais ils n'émouvoient pas. — Alcibiade le craignoit et le fuyoit même, à cause

qu’il lui disoit des vérités qu'il ne pouvoit pratiquer. Il se laissoit emporter par les honneurs du peuple. Il eût presque souhaité la mort de Socrate. — Alcibiade connoissoit Socrate mieux que personne. Il (Socrate) étoit toujours auprès des belles personnes. — Il méprisoit tout ce que les autres estimoient. — Alcibiade se croyoit aimé de Socrate. Il veut éprouver quel étoit cet amour.

Page 193. (’Extéovclwv — xal note ëvros rod.) (En téte de la page.) Alcibiade loue Socrate. — (4 la marge.) Alcibiade fait coucher Socrate chez lui. — Ceux qui ont été mordus d’un aspic ne découvrent leur blessure qu’à ceux qui en ont été mordus comme eux. — Fureur philosophique. — Continence de Socrate. — Entretien d’Alcibiade et de Socrate. — La beauté de l’âme est beaucoup au-dessus de celle du corps. — L'âme ne voit bien clair que quand la vue du corps s’affoiblit. — Alcibiade se lève comme s’il avoit couché avec son père. — Alcibiade admire la continence de Socrate. — Socrate étoit aussi invulnérable aux richesses qu'Ajax au fer. — Socrate à l’armée. — On ne l’a jamais vu ivre.

Page 194. (Iéyou ofou Gewvorérou — révu YEr Pévar Toy Éwrpétn.) Valeur de Socrate. — Socrate est original et ne ressemble à personne.

Page 195. (Fin du dialogue.) Comédie et tragédie est du même génie.

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