Racine a ainsi mis 2erfs, au pluriel
tient les assemblées. — Moins un roi est absolu, plus il est en sûreté. — Mort ne doit être inutile,
Vie de Lysandre. Grands esprits mélancoliques. — Belle parole sur l’ambition et la jalousie des grands capitaines. — Agésilas roi que de nom.
Vie de Sylla. Sylla vide les temples des Grecs. — Honores mutant mores. — Il faut regarder quel est un prince, et non quels ont été ses pères. — Lysandre fit plus de mal à Sparte, l’emplissant d'argent, que Sylla à Rome en la vidant de celui qu’elle avoit. — Sylla étant méchant rendit ses citoyens bons, et Lysandre rendit ses citoyens pires que lui. — Combats auprès des murs, dangereux. .
Vie de Phocion. Comment il faut gouverner une république. — Il y a des vertus qui sont différentes d’elles-mêmes. — Peu de mots, mais beaucoup de sens. — Quelle est l’autorité d’un homme de bien. — Ne faire compte des médisants et des opiniâtres. — Ne point faire de feux de joie pour la mort d’un prince ennemi. — Discours qui sont éloquents et ne font point de fruit. — Ne point avoir des capitaines trop jeunes. — Donner des charges à des hommes modestes, non à des séditieux.
Vie de Caton le jeune. Ce que l’on a de la peine à apprendre, on le retient mieux. — Ne point parler en public avant que s’y être longtemps préparé. — Ne rougir que des choses véritablement déshonnêtes. — S’instruire bien du devoir d’une charge devant que de la prendre. — Parler fortement quand la douceur est méprisée. — Ne point résister à ce que tout le monde a ordonné, quoique injuste. — Le trop grand amour engendre la haine.
Vie de Dion. Peu de soldats, mais bons. — Gens qui font le danger plus grand qu’il n’est, pour excuser leur fuite. — N’être trop passionné dans une histoire. — Belles paroles de Dion touchant la clémence.
Vie de Brutus. Brute suit le parti de Pompée, quoiqu'il eût fait mourir son père. W. (rota.) — Ne fléchir aux prières injustes. — Ne se rendre trop familier aux tyrans. — Femmes ne sauroient retenir un secret. — Amnestie !. — Brute et Cassius rejoignent leurs troupes ensemble. — Mortuus non mordet. — Ne point souffrir d’injustice dans ses amis, comme dans les autres. — Parlement* de Cassius et de Brute.
Wie de Paul Émile. Choisir les bonnes choses et rejeter les mauvaises. — Suivre l’exemple de ses ancêtres. — Des petites fautes
1. Racine a écrit ce mot ainsi, Richelet, dans son Dictionnaire (1680), donne les deux formes :-amnistie et amnestie. 2. Parlement, c'est-à-dire conférence, conseil de guerre.
on vient aux grandes, — Peuple romain maître du monde et soumis à la vertu. — Acheter les prospérités par l'argent, et non rechercher l'argent dans les prospérités. — Montrer de la gaieté à ses soldats. — Dieu n’exauce point les prières des injustes. — Les ennemis ont compassion des hommes courageux, lorsqu'ils sont vaincus; mais les lîches passent pour des infâmes, quoique vainqueurs. — Les prospérités font craindre les adversités. — On connoît la vertu d’un capitaine lorsqu'il gaigne de grandes victoires avec de mauvais soldats. — Laisser le jugement des capitaines à ceux qui connoissent la guerre. — Les prospérités sont toujours mêlées de quelque adversité. — Être généreux contre les hommes et contre la fortune.
Vie de Timoléon. Ne rien faire sans une résolution ferme et constante, et sans y avoir bien songé. — Le repentir rend même les bonnes actions mauvaises. — On supporte plus facilement les malheurs que les injures. — Contre les scrupuleux.
Vie de Sertorius. La fortune ne peut changer les naturels véritablement vertueux. — Barbares sujets à la superstition. — Il faut qu’un prince généreux préfère l'honnêteté à la victoire et à sa propre vie.
Vie d'Eumène. Les adversités font paroïître la véritable vertu. — Ne demander la vie à son ennemi.
Vie de Philopæmen. Lire les livres utiles. — Armes bien parées. — Vue des superfluités excite à la volupté. — Ne corrompre les amis et les gens de bien, mais les méchants. — Maladies diminuent avec les forces.
Vie de Flamininus. Quitter facilement sa colère et conserver toujours son amour. — Satius dare quam accipere. — Soldat devant qu'être capitaine. — Prudence et douceur nécessaires à un capitaime. — Bien user de la victoire, — Ceux qui reçoivent un bienfait sont cause de la louange de ceux qui le leur ont fait. — Être aimé vaut mieux qu'être honoré. — Ne se soucier des Barbares, quoique en grand nombre. — Ne protéger des parents injustes. — Ambition se découvre dans les hommes âgés. — Vieillesse Ôôte la force, et non les inclinations. — Mort est la fin des changements. — Commander aux lois, quand il le faut. — Plus facile de faire plaisir aux foibles que [de] résister aux puissants.
Vie de Pélopidas. Les maux font mépriser la mort, — Un général d’armée ne doit se hasarder trop. — En quel temps il doit se hasarder. — Joindre ensemble les hommes généreux. — Il faut que les princes sauvent les autres. — Servator servati dominus est.
Vie de Marcellus. Suivre la tradition. — Dieu conduit les capitaines. — Courage inhumain des Romains. — Contre ceux qui
remplissent leurs! villes de pièces rares et magnifiques. — Finir les guerres plutôt par prudence et douceur que par force. — Il est plus glorieux d’être honoré par les ennemis que par les amis.
Vie d'Alexandre, Contre ceux qui s'amusent à décrire des guerres et des combats par le menu. — Le naturel d’un homme se reconnoît plutôt dans une petite action que dans beaucoup d’autres grandes. — Donner de bons précepteurs aux jeunes rois. — Ne point flatter les rebelles. — Ne croire trop tôt les calomnies. — C’est une chose plus digne d’un roi de surmonter ses passions que de vaincre ses ennemis. — Danger des gens de bien dans la cour. — Dieu est le père de tous, et adopte pour fils tous les hommes de bien. — C’est une grande consolation d’être vaincu par un prince vertueux. — Ne se soucier du butin dans un combat. — Alexandre ne déroboit point la victoire?. — L’affection avec laquelle on donne rend le don plus agréable. — Larmes de mère®. — C’est une chose digne de la grandeur d’un roi, de souffrir qu’on parle mal de lui lorsqu'il fait bien. — Rien d’imprenable à la hardiesse. — Tâcher de se vaincre en bienfaits, et non en forces. — Les rois ne doivent trop s'éloigner du milieu de leur royaume.
Vie de César. Vieillesse donne de l'assurance. Extrema senecta liber. Tacite (Annales, livre XIII, chapitre x1n). — Récompenser bien les vaillants soldats. Ne prendre rien (du butin) pour soi plus que les autres. — Se servir de l’occasion. — On éloigne les gens de bien quand on veut faire quelque mauvais dessein. — Le plus grand bien que César tiroit de sa victoire, étoit de sauver ses en-
nemis. Ë Vie d'Agésilas. Ambition excessive dangereuse. — Tromper ses alliés est un crime, et ses ennemis une grande vertu. — Il vaut
mieux avoir un bon cheval dans une armée qu'un mauvais homme. — Ne regarder ses intérêts particuliers en une chose publique. — Quitter tout pour l'utilité de son pays. — N'empêcher ses ennemis de semer. — Rois ne doivent avoir d'amitié particulière. — Ne combattre souvent contre les mêmes ennemis. — Ne faire rien hors de son temps.
Wie de Pompée. Les grands bonheurs sont toujours mêlés de quel-