‹ Œuvres de J. RacineChapitre 170 sur 390 · Cette note est sur les vers cités au chapitre · texte numérisé non relu

Cette note est sur les vers cités au chapitre

Oe0s pëy œirtos pÜer Bpotoïs x. T. À.

3, Racine avait d’abord écrit : « ne vaut rien. »

de si doux que de bien supporter les injures. — Compar{aison]. Comme, lorsqu'on fouette un homme sur ses habits, on ne blesse point son corps, ainsi, quand on nous reproche nos malheurs, on ne touche point à notre esprit. — Mauvais conseil pernicieux à son auteur. — Les grands travaux ne durent point. — La vertu seule mérite de la gloire. — Belle comparaison. Comme ceux qui sortent de quelque grande obscurité ne peuvent tout d’un coup supporter l'éclat de la lumière du soleil, mais il faut qu’ils s’y accoutument peu à peu en regardant quelque lueur bâtarde et sombre: ainsi la splendeur des vérités chrétiennes nous éblouit, si nous ne passons auparavant par les petites lumières des païens. Basil. Magn. de Lect. profan.*. (Basilius Magnus, de Lectionibus profanis.)

DE RECTA RATIONE AUDIENDI. Ceux qui se croient en liberté étant délivrés de précepteurs, sont dominés par des maîtres bien plus fâcheux, qui sont leurs? passions. — Langue bonne et mauvaise. — Nous sommes naturellement sujets aux vices et aux passions. — Apprendre à bien écouter. — La nature nous a donné deux oreilles et une langue. — Étre exempt d’orgueil et d’envie. — Combien l'envie nuit à ceux qui écoutent. — Il est inutile de reprendre son prochain, si on ne se donne de garde des vices qu’on reprend en lui, — Louer facilement et croire avec grande circonspection. — Ne considérer le prédicateur, mais ses discours. — Contre ceux qui ne tâchent qu’à plaire en leurs discours®. — Regarder plus le sens que les paroles. — Comp[araison]. Quand on vient de nous faire le poil, nous le* regardons en un miroir. Quand on sort d’un sermon, s’examiner soi-même, — Comparaison]. On regarde la beauté des vases, quand on s’est rempli de ce qui y étoit. — Comment il faut faire des questions. — N’interroger les personnes que sur ce qu’ils savent bien. — Comparaison]. Fendre du bois avec une clef et ouvrir une porte avec une coignée. — Ne cacher son ignorance. — Philosophes quand ils sont dans leurs chaires. — Contre ceux qui n’osent louer les autres. Ils estiment les louanges comme de l’argent, et que plus ils en donnent, moins ils en ont. — Ils$ vont

1. Racine ne renvoie à saint Basile que pour la dernière phrase. Le reste est tiré de Plutarque, chapitre xiv. — N 60% guri a été traduit par Amyot : « quelque clarté bétarde, » et avec la même exactitude littérale par Racine.

2, Racine a écrit leur,

3. Il y a : leur discours; mais on peut supposer, en remontant à la phrase précédente, que Racine a entendu mettre discours au pluriel.

Page 1