LETTRES. — NOTICE
vicaire de Pamiers, qui se chargea de faire des recherches dans les archives de Bonnac, de Foix et de Pamiers. Ces recherches ne’purent faire découvrir la correspondance qu’avait vue Charles-Louis de la Fontaine. Toutefois la réponse de l'abbé Santerre, que depuis la mort a enlevé, ne paraissait pas à M. Rathery exclure toute espérance. Il pouvait donc y avoir lieu à de nouvelles tentatives : regardant comme un devoir pour nous de les faire, nous avons eu recours à l'obligeance d’une personne qui est particulièrement en état d'en assurer le succès. M. Orliac, archiviste du département de l’Ariége, avait été mis au courant par M. l'abbé Santerre de toutes les investigations déjà commencées; à notre prière, il a bien voulu les continuer; et quoiqu’elles n'aient, jusqu’au jour où nous écrivons cette Notice, amené aucun résultat, il nous promet de ne point se décourager, mais, il faut l'avouer, sans se flatter beaucoup d'être plus heureux que M. l'abbé Santerre.
Nous avons peine à croire, pour nous, à la perte irrévocable des cinq cents lettres de Racine. Quelques-unes au moins d’entre elles, et d’autres aussi venues d'autre part, reparaîtront peut-être quelque jour, soit (nous voudrions bien l’espérer) avant que nous ayons achevé cette édition, soit plus tard. C'est surtout quand il s’agit d’une correspondance qu'on ne
peut jamais prétendre avoir donné une édition complète et définitive,