Comédien de la troupe du Marais
affaires, et combien il seroit nécessaire que vous ne fussiez pas si éloignés * de nous. Cette lettre vous surprendra peut-être; mais elle nous devoit surprendre bien davantage, nous qui avons été témoms de la première réception qu'il a faite à la pièce‘. Il la trouvoit toute admirable, et il n’y avoit pas un vers dont il ne parût
être charmé. Il la demanda après, pour en considérer le
sujet plus à loisir. Et voilà le jugement qu'il vous en envoie. Car je vous regarde comme le principal conducteur de cette affaire. Je crois que Mlle Roste * sera bien plus surprise que nous, vu la satisfaction que la pièce lui avoit donnée. Nous en avons recu d'elle tout autant que nous pouvions desirer. Et ce sera vous seul qui l'en pourrez bien remercier, comme c'est pour vous seul qu'elle a tout fait. Je ne sais pas à quel dessein la Roque montre ce changement. M. Vitart* en donne plusieurs raisons, et ne désespère rien. Mais pour moi, j'ai bien peur que les comédiens n'aiment à présent que le galimatias, pourvu qu'il vienne d’un grand auteur”; car je vous laisse à juger de la vérité de ce qu'il dit sur les vers de l'Amasie.
L'ode 5 est faite, et je l'ai donnée à M. Vitart pour la faire voir à M. Chapelain. S'il n’étoit point si tard, je