‹ Œuvres de J. RacineChapitre 280 sur 390 · La Pentecôte, en 1662, était le 28 mai · texte numérisé non relu

La Pentecôte, en 1662, était le 28 mai

4. Racine avait d’abord écrit : «quoique vous ne vous en souciez guère. »

Léa LETTRES

Mazier °. On voit bien que cela lui relève bien le cœur, et qu'il se prépare à passer les fètes bien doucement. Je ne m'attends pas de les passer si à mon aise. J'irai parmi les oliviers, Les chênes verts et les figuiers, Chercher quelque remède à mon inquiétude :

Je cherchera la solitude,

Et ne pouvant être avec vous, Les lieux les plus affreux me seront les plus doux.

Excusez si je ne vous écris pas davantage; car en l'état où je suis, je ne vous saurois écrire que pour me plaindre de vous, et c’est un sujet qui ne vous plairoit pas peut-être. Donnez-moi lieu de vous remercier, et je m'étendrai plus volontiers sur cette matière. Aussi bien je ne vous demande pas des choses trop déraisonnables, ce me semble, en vous priant d'écrire une ou deux lignes par charité. Vous écrivez si bien et si facilement, quand vous le voulez. Il n’y a donc que la volonté qui vous manque, et tout iroit bien pour moi si vous me vouliez autant de bien que vous m'en pourriez faire : comme, au contraire, je ne puis pas vous témoi-

gner le respect que j'ai pour vous autant que je le voudrois bien.

Suscription : À Mademoiselle Mademoiselle Vitart, à

Paris. (Deux cachets rouges : J. RAC., avec une soie jaune.)

5. Claude le Mazier, conseiller d’État, ancien avocat au Châtelet, et Marguerite Charpentier sa femme, frère et belle-sœur de Mile Vitart. Voyez ci-dessus, p. 451, la note 8 de la lettre 25. Claude le Mazier et Mlle Vitart étaient enfants de François le Mazier, procureur au Parlement, et de Marguerite Passart. Cela résulte d’actes que nous avons vus à l’étude de M. Defresne, notaire à Paris.

6. Il y à dans l’autographe : Les cheneverds, en un seul mot. Racine veut parler de cette espèce de chênes, qu’on appelle yeuses.

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