‹ Œuvres de J. RacineChapitre 281 sur 390 · LETTRES, 463 20. — DE RACINE À M. VITART · texte numérisé non relu

LETTRES, 463 20. — DE RACINE À M. VITART

A Usez, le 16°" mai [1662].

Vous aurez sans doute recu mes lettres, qui étoient du même jour que votre dernière. Je vous suis infiniment obligé de la peine que vous avez prise de m'envoyer un démissoire. Je ne l’aurois jamais eu si je ne l'eusse recu que de D. Cosme”?. Il y a deux mois qu'il ne nous a point écrit, ni à mon oncle ni à moi. Nous n’en savons pas le sujet, et nous ignorons tout de même à quoi en est le bénéfice d'Anjou *. Mon oncle est tout prêt de vous l’abandonner, puisque aussi bien il n’en espère plus rien. Mais j'ai bien peur que D. Cosme ne veuille point lâcher les papiers qu’il a en main. Il ny a que Blandin, le procureur, dont on puisse savoir l'état de l'affaire, et puis il ne faut qu’une lettre pitoyable de D. Cosme pour faire pitié à mon oncle“, qui laissera perdre cette affaire entre ses mains. Comme, la dernière fois qu'il m'écrivit, il me mandoit que son âme ne tenoit plus qu’à un filet, tant il avoit pris de peine, jugez si cela ne toucheroïit pas son frère. Au reste, je vous prie très-humblement de m'acquitter d'un grand merci envers Monsieur le prieur de la Ferté et M. du Chesne”. Je reconnois beaucoup la bonne volonté qu'ils ont tous deux témoignée pour moi. Si je savois où demeure M. du Chesne le fils, je lui écrirois; car je serois hon-

Lerree 29. — 1. Revue sur l’autographe, conservé à la Bibliothèque impériale.

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