‹ Œuvres de J. RacineChapitre 311 sur 390 · Voyez ci-dessus, p. 396, la note 21 de la lettre · texte numérisé non relu

Voyez ci-dessus, p. 396, la note 21 de la lettre

Lerrre 38 (revue sur l’autographe, conservé à la Ferté-Milon). — 1. Marie des Moulins, leur grand’mère paternelle, dont la maladie était annoncée dans la lettre précédente. Elle était morte la veille, 12 août 1663. Voyez, p. 498, la note 1 de la lettre 37.

2, Pierre Sconin.

LETTRES. bot

vous supplie de lui dire que je mets toute ma confiance et tout mon recours à lui, et que j'aurai toujours pour lui toute l'obéissance et l'affection que j'aurois pu avoir pour mon propre père. Je crois que vous savez bien qu'il vous faut faire habiller de deuil. Je suis bien marri de n'avoir point recu encore l'argent qu’on m'avoit promis. J’aurois de tout mon cœur contribué à la dépense qu'il vous faudra faire. Je demanderai* demain à ma tante Vitart * ce qu'elle jugera à propos que vous fassiez. Mandez-moi vous-même toutes vos pensées là-dessus, et si vous vous adresserez à mon père pour cela. Adieu, ma chère sœur : j'ai trop de douleur pour songer à autre chose qu’à l'extrême perte que j'ai faite. Mon oncle Racine‘ ne manquera pas sans doute de faire tout ce qu'il faudra pour le service de ma mère. Adieu donc : la mort de ma mère nous doit porter à nous aimer encore davantage, puisque nous n’avons plus tantôt

personne. Vous devez espérer beaucoup d'assistance

en la personne de ma chère tante Vitart : elle vous aime beaucoup, et elle nous servira de mère à l’un et à

l’autre.

Suscription : À Madame Madame Marie Racine, chez Monsieur le Commissaire, à la Ferté-Milon. (Cachet nor :

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