‹ Œuvres de J. RacineChapitre 322 sur 390 · DE RACINE A MARIE RACINE · texte numérisé non relu

DE RACINE A MARIE RACINE

Ce mercredi 19°" août [16651].

MA TRÈS-CHÈRE SOEUR

s = Trou .

J'ai vu ma cousine de Sac ar qui j ai appris de vos Y » Par qui]

9. Jean Sconin, procureur du Roi au grenier à sel de la Ferté- Milon; c'était un des frères de la mère de Racine. Il mourut au mois de mai 1673.

Lerte 44 (revue sur l’autographe, conservé à Soissons), — 1. Parmi toutes les années où cette lettre peut avoir été écrite, il n’y a que l’année 1665 où le 19 août soit un mercredi. La mention qui y est faite de la cousine de Saci et de la cousine du Chesne (voyez les deux notes suivantes) ne nous semble pas une raison suffisante de supposer une erreur de jour ou de quantième, et de dater cette lettre de 1658 ou de 1659, comme l’a fait M. l'abbé de la Roque. — L’original porte : mecredy.

2. Nous ne savons s’il s’agit de Nicole-Madeleine Vitart, veuve d'Antoine de Saci, mort en 1661, et qui mourut elle-même en 1670 : voyez ci-dessus, p. 410, la note 8 de la lettre 12. Était-ce bien elle qui faisait ainsi des voyages de Paris à la Ferté-Milon? Il n'est peut-être pas vraisemblable que, depuis son veuvage, elle se soit éloignée de Port-Royal. Il se peut qu'entre la famille des Saci et

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nouvelles; car il n'y a pas moyen d'en apprendre autrement. Je ne sais pas ce que Je vous ai fait pour vous dépiter de telle sorte contre moi. J'ai vu le temps que les lettres ne vous coûtoient pas si cher. Il ne vous coûteroit pas beaucoup de m'en écrire au moins une en trois MOIS; cependant il y a bien cela que je n’en ai recu aucune de vous. Mandez-moi pourquoi vous êtes fachée contre moi, et je tâcherai de vous apaiser ; car vous êtes assez souvent d'humeur à croire les choses autrement qu’elles ne sont. Quoi que c'en soit, mandez-moi ce que vous avez contre moi.

J'ai quelques petites choses à vous envoyer; mais j'attendrai que ma cousine du Chesne * ou ma cousine de Sacy s'en aille. J'ai rendu au marchand la dentelle qu’elle vous avoit achetée, et elle vous en doit acheter d'autre. Si vous voulez la moindre chose, vous n’avez que* me le mander sans faire de façons. Je n’ai pas si peu de crédit que je ne vous puisse contenter, quelque opinion que vous ayez de moi. Surtout écrivez-moi, je vous prie; et je vous en écrirai moi-même plus souvent. J'ai su toutes les brouilleries de Logeois °

celle des Racine il y ait eu d’autres alliances dont nous n'avons pas retrouvé la trace; ou encore que Racine ait donné le nom de cousine à une belle-sœur de Nicole-Madeleine Vitart.

3. C'était probablement une fille d'Antoine du Chesne et d'Anne Sconin (voyez ci-dessus, p. 375, la note 2 de la lettre 3); mais nous ne pensons pas que ce fût Jeanne du Chesne, qui était déjà mariée à Louis Parmentier. Racine l’eût sans doute appelée « ma cousine Parmentier. »

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