Voyez ci-dessus, p. 513, la note 9 de la lettre
Lertre 45 (revue sur l’autographe, appartenant à M. Jules Boilly). — 1. Cette lettre ne se lit dans aucune des précédentes éditions des OEuvres de Racine. Elle n’est cependant pas inédite : on la trouve imprimée à la page 82 de l’opuscule qui a pour titre: Lettre à M. Racine sur le théâtre en général et sur les tragédies de son père en particulier. Par M. L. F. de P*** (le Franc de Pompignan). Nouvelle édition. Suivie d'une pièce de vers du même auteur et de trois lettres de Jean Racine qui r’avoient point été imprimées, A Paris, chez de Hansy. M.DCC.LXXII (84 pages in-80). Le texte de cette première impression ne diffère de celui de l’autographe que par enverrai, pour enyoierai.
2. La lettre est sans date. Celle que nous proposons par conjecture a, nous le croyons, beaucoup de vraisemblance. Racine, dans sa lettre, nomme le P. Bouhours « un des plus excellents maîtres de notre langue, » Cela ne donne-t-il pas à penser qu’elle a été écrite non-seulement après la publication des Doutes sur la langue françoise (1674), mais même après celle des Remarques nouvelles sur
” la langue françoise (1675)? La tragédie envoyée au P. Bouhours
gédie, et je vous envoierai le cinquième, dès que je l’aurai transcrit. Je vous supplie, mon Révérend Père, de prendre la peine de les lire, et de marquer les fautes que je puis avoir faites contre la langue, dont vous êtes un de nos plus excellents maîtres.
Si vous y trouvez quelques fautes d’une autre nature, je vous prie d’avoir la bonté de me les marquer sans indulgence. Je vous prie encore de faire part de cette lecture au Révérend Père Rapin, s’il veut bien y donner quelques moments.
Je suis votre très-humble et très-obéissant serviteur,
ee A6. — DE RACINE A ***!.
A Paris, le 28. [octobre 1678?].
JE vous suis bien obligé, Monsieur, de la promptitude avec laquelle vous avez bien voulu me faire réponse. Je
serait donc Phèdre, que Racine achevait en 1676. Quant aux deux tragédies sacrées, il ne saurait en être question ici, puisque Racine prie le P. Bouhours de faire part de la lecture de sa pièce au P. Rapin, qui mourut en 1687. Cela nous dispense de faire remarquer que la tragédie sur laquelle notre poëte désirait avoir les observations critiques du célèbre jésuite ne pouvait être Esther, qui n’a que trois actes.
Lerrre 46 (copiée sur l’autographe, appartenant à M. Boutron- Charlard). — 1. La familiarité de ce billet pourrait donner à croire qu’il est adressé à Boileau. L’authenticité en est-elle bien certaine? Nous ne nous en portons nullement garant, quoique l’écriture semble bien être celle de Racine. Ces quelques lignes sont d’ailleurs assez insignifiantes pour que la lettre ait pu sans peine être fabriquée.
2. La réception de l'abbé Colbert ayant eu lieu le 31 octobre
1678, nous avons complété la date de la manière que nous croyons la plus vraisemblable.
ne mets pas moins d’empressement moi-même à vous renvoyer le commencement de la réponse que je dois prononcer à la réception de M. l'abbé Colbert, dont la feuille s’est égarée. Je vous conjure de m'envoyer votre sentiment sur tout ceci. Je suis entièrement à vous*.