‹ Œuvres de J. RacineChapitre 341 sur 390 · DE RACINE A MADEMOISELLE RIVIÈRE · texte numérisé non relu

DE RACINE A MADEMOISELLE RIVIÈRE

A Paris, ce 31. janvier [1687].

J'avois recu, ma très-chère sœur, les lapins que M. Rivière a eu la bonté de nous envoyer, qui se sont trouvés excellents. Mais je ne vous en ai point remerciés ? à cause

d'un grand mal de gorge qui me tient depuis trois se-

marraine. Mais quelle nièce ? Marie-Antoinette Rivière était née le 25 juillet 1677. À Paris, on n’était pas scrupuleux jusqu’à ne pas permettre de tenir, à l’âge de neuf ans, des enfants sur les fonts : Jean-Baptiste et Marie-Catherine Racine furent en 1688 parrain et marraine de leur sœur Madeleine; l’un avait alors neuf ans et demi, l’autre un peu moins de huit ans. La nièce dont parle Racine doit donc être Marie-Catherine Rivière, qui, au mois de novembre 1686, avait quatre ans seulement. Il est à remarquer d’ailleurs que Racine, dans ses lettres, ne parle jamais que d’une de ses nièces, de Marie-Catherine, sa filleule ; et Jean-Baptiste Racine, dans son petit billet, ne paraît connaître qu'une cousine. Marie-Antoinette était-elle morte en bas âge? Nous n’avons pas rencontré l’acte de son décès; mais le silence de Racine et de son fils sur elle paraît significatif. Nous savons d’ailleurs que Marie-Catherine Rivière a seule laissé une postérité.

Lerrre 59 (revue sur l’autographe, conservé à la Ferté-Milon). — 1. Cette lettre, où il est parlé, comme dans la précédente, du jeune d’Acy, semblerait par cela même avoir été écrite à peu près dans le même temps. Il y a une autre raison de regarder comme vraisemblable la date de 1687. Dans sa lettre à Boileau du 24 mai 1687, comme dans celle-ci, Racine parle de son mal de gorge, « qui va toujours son même train : » voyez ci-après, p. 5bo.

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