‹ Œuvres de J. RacineChapitre 369 sur 390 · Parce qu'il n’y alloit jamais. (Note de Louis Racine · texte numérisé non relu

Parce qu'il n’y alloit jamais. (Note de Louis Racine

pas plus saints que lui : on le verra un jour, selon toutes les apparences, dans les litanies; mon embarras est seulement comment on l’appellera, et si on lui dira simplement saint Laurent ou saint Samt-Laurent. Je n’admire pas seulement Monsieur de Chartres *, mais je l'aime, j'en suis fou. Je ne sais pas ce qu'il sera dans la suite; mais je sais bien que l'enfance d'Alexandre ni de Constantin n'ont” jamais promis de si grandes choses que la sienne, et on pourroit beaucoup plus justement faire de lui les prophéties que Virgile, à mon avis, à fait ® assez à la légère du fils de Pollion*.

Dans le temps que je vous écris ceci, M. Amyot* vient d'entrer dans ma chambre. Il a précipité, dit-il, son retour à Bourbon pour me venir rendre service. Il m'a dit qu'il avoit vu, avant que de partir, M. Fagon, et qu'ils persistoient l'un et l'autre dans la pensée du demibain, quoi qu’en pussent dire MM. Bourdier et Baudière. C'est une affaire qui se décidera demain à Bourbon. À vous dire le vrai, mon cher Monsieur, c'est quelque chose d'assez fächeux que de se voir ainsi le jouet d’une science très-conjecturelle”, et où l'un dit blanc et l’autre noir; car les deux derniers ne soutiennent pas seulement que le bain n'est point bon à mon mal, mais ils prétendent qu’il y va de la vie, et citent sur cela des exemples funestes. Mais enfin me voilà livré à la médecine, et il n’est plus temps de reculer. Ainsi ce que je demande à Dieu, ce n'est pas

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