Énéide, livre IV, vers 2b
3. Livre III, chapitre x. Le texte de Pline est : « Altera Calypsus (insula), quam Ogygiam appellasse, etc. »
tes, comme on peut voir au [livre] 4. des Géorgiques!, où Virgile en fait la description. Celle de Calypso étoit bien agréable, si on croit Homère; car en voici la situation : Il y avoit, dit-il, tout autour de cette grotte une belle forêt pleine d'arbres verts, d’aune, de peuplier et de cyprès odoriférant ; et là nichoient des oiseaux à grandes ailes, TAVUGÉRTEPOL ?, OÙ qui volent les ailes étendues: il nomme des hiboux, des éperviers et des corneilles à la langue large, ravéyhwaoot te xopüiva?, et quelques oïseaux marins, ce qui montre que c’étoit un désert tout à fait retiré, et qui avoit quelque chose d’affreux : ce qui est agréable sans doute, quand cela est adouci par quelques autres objets, comme de la vigne, des fontaines et des prairies, qu'Homère y met encore :
‘H à adroÿ rerdyuaro rep} oxelous YAapoopoto Huepts Éédwox, telihe Dè otapuAñot.
Kpñvar D’ Eteins rloupec PEoV Udact Xsvxd, noir SAhuv retoauuévar SAAB SAN.
’Auo dè Xetuüves paækaxot lou HO oek vou Ofkcov. [Vers 68-73.]
Zéluwvov est ce qu'on appelle en latin apium, du persil ; c’est une herbe de jardin, et qui n’est pas champêtre : ainsi ces prés-là doivent s’entendre aussi pour des jardins. Et on peut dire que cette belle île étoit en partie inculte et sauvage, et en partie cultivée, ce qui fait un beau mélange. Aussi il ajoute qu'un dieu même l’auroit admirée avec plaisir :
’Evôaæ x’ Enerta aol dOdvatés rep ère] Ov Onfoato dv, xat repodeln ppeoly Goiv. [Vers 73 et 74.1
C'est ce que fit Mercure, et après l'avoir admirée tout son loisir, èxe1ôn révre £o Owoaxo Ouub*, il entra dans la grotte de Calypso, et elle le reconnut aussitôt; car, dit-il, les Dieux se connoissent bien les uns les autres, quand ils demeureroient en des lieux fort éloignés. On peut appliquer cela aux personnes de condition, lesquelles ont d'ordinaire quelque marque avantageuse qui les fait reconnoître. Il ne treuva pas Ulysse; car il