Énéide, livre I, vers 34 et suivants
aveuglé Polyphème son fils, il se fâche fort, et le veut persécuter devant qu'il arrive aux Phéaques, où le destin vouloit qu'il se sauvât. Aussitôt il amasse les nues et frappe la mer avec son trident, excitant toutes les tempêtes, et couvrant de nuages la mer et la terre :
Opwper d odpavéBev vbE + Xbv 9’ Eÿp6s te Nôtos r’ Énece, Zépupés te voa, Kat Bopéns ai0pnyevérns, uéya xüua xvAvIwV. [Vers 294-296.]
Pline a remarqué! qu'Homère n’admettoit que ces quatre vents, et que l'antiquité n’en connoissoit point davantage. Il dit que depuis quelques-uns en ajoutèrent huit; mais il dit que la meilleure opinion est celle qui les réduit au nombre de huit, dont voici les noms. Il y en a deux dans chacune des quatre parties du ciel. 4b oriente æquinoctiali Subsolanus, ab oriente brumali Vulturnus : illum Apeliotem, hunc Eurum Græci nominant. À meridie Auster seu Notus, et ab occasu brumali Africus..…. Ab occasu æquinoctiali Favonius sive Zephyrus, ab occasu solstitiali Corus... À septentrionibus Septentrio, interque eum et exortum solstitialem Aquilo, Aparctias dicti et Boreas?. Quoi qu’il en soit, Virgile a suivi Homère en cet endroit, 1. r. de l’Énéide :
Una Eurusque Notusque ruunt, creberque procellis Africus”,
et nomme peu après le Zéphyre, Eurum ad se Zephyrumque vocat 4.
I l'a aussi copié dans la suite :
Kat rér' OBuasños Aro yobvatæ xat @lhov frop- "Oxoas D’ Aox etre rpdc dv peyalftopa Ouuév, [Vers 297 et 298.|
Extemplo Æneæ solvuntur frigore membra ; Ingemit $.