‹ Œuvres de J. RacineChapitre 73 sur 390 · Vers 110, — 3, Énéide, livre I, vers · texte numérisé non relu

Vers 110, — 3, Énéide, livre I, vers

Mortalis, nec vox hominem sonat : o dea certe ; An Phœbi soror, ar Nympharum sanguinis una ?-

Mais comme il n’y avoit guère d'apparence que ce fût une déesse, Ulysse se contente d’en douter, et la cajole comme fille ; car il ne faut pas que les louanges soient excessives, et il vaut mieux dire à un homme qu'il est un grand homme que de lui dire qu’il est un dieu; car le dernier passe pour une pure flatterie.

EX Gé tle 2cot Boorüv, tot èrt y0ovt vareréouer,

Tetopéxapes pév oÛ ye ratio xa réTvX ptnp, Tetcpdxapes dE xasiyynror: péka roÿ opior Guube

Aîèv édppoovnatv lalvetat, elvexa octo,

Aevosévrwv torévèe BéXos Xopbv elcotyveboav.

Keïvos D’ où Tept Añpt paxépratos Étoyoy kw,

"Os xé 0° Eédvouat Pploas 0Ë46 éyéynra. [Vers 153-159.]

Cette expression est tout à fait belle. Ah! dit-il, quelle joie pour vos parents, lorsqu'ils voient une si belle fille paroître dans la danse comme une fleur qui brille par-dessus toutes les autres! ! car c’est là que la beauté éclate, chacune ayant soin de se parer. Mais plus heureux, dit-il, celui qui vous épousera, en vous chargeant d’une dot immense! pour dire qu'elle méritoit beaucoup : Car, dit-il, je n’ai encore rien vu de si beau, ni homme ni femme, et je suis saisi de vénération :

Zéôus p Eye eloopéwvta. [Vers 161.]

Telle ai-je vu une jeune plante de laurier qui croissoit auprès de l'autel d’Apollon à Délos, il n’y a pas longtemps; car J'ai été là, et j'étois suivi de beaucoup de peuple dans ce voyage, qui m'a tant coûté de maux. Il marque en passant qu'il est une personne de conséquence, afin qu’elle l'écoute mieux. J'admirai, dit-il, ce beau rejeton, et je le regardai longtemps, car je n’en avois point vu sortir de terre un si beau; et je vous admire tout de même, et n’ose pas m'appro-

1. Racine a écrit : « un fleur qui brille par-dessus tous les autres. » On peut s'étonner de cette double inadvertance, qui reproduit le genre latin de flos.

cher de vos genoux, quoique je sois fort affligé. Il lui conte ce qu'il à souffert sur la mer, et lui dit:

AXE, dvaso’, Ekdape, à yèp 2axù roMA pLoyhous ?Es rpornv txéunv. [Vers 175 et 176.]

Car c’est comme une obligation plus forte d'assister un étranger qui s’est adressé à nous tous les premiers, Et voilà le vœu qu'il fait pour elle :

Zot è Ocot résa dotev, ox ppest cor pmevorvas,

*Avdoa te xaÙ otxov, na épLopposivnv éréceLay

Ectiv * où pv yap Tobye 4petosov za dperov

H 60° ôpoypoyéovte vofuaow otxov Éyntov,

Ave nd yuvh* réAN &kyex duouevéeoot,

Xépuara D ebuevérnor* péAtora dE z’ Exhvoy adrol. [Vers 180-185.]

Je souhaite que les Dieux vous donnent tout ce que vous desirez : un mari, une famille, et une bonne intelligence; car il n’y a rien de plus beau que quand une femme et un mari sont d'accord. Quand ils se haïssent, il leur arrive toute sorte de maux, et toute sorte de biens quand ils s'aiment; et ils le reconnoissent eux-mêmes fort bien, ou plutôt, comme je crois, les Dieux mêmes les favorisent de plus en plus lorsqu'ils s'entendent bien l’un avec l’autre.

La princesse lui répond ces paroles obligeantes :

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