Énéide, livre IV, vers
cun a bu autant qu'il a voulu, Alcinoüs dit que chacun s’en aille coucher chez lui, et que demain au matin ils viennent en bonne compagnie, afin que nous traitions, dit-il, cet étranger, et que nous donnions ordre pour son retour, afin qu’on le remène chez lui sans aucun danger, et qu'après cela il recoive tout ce que les Parques lui ont destiné :
YEvôa à Ereuta Ieloeror 6o0x of Afoa KataxAOéc te Bapetar l'etvouévo visavro Alvw, Ote puv réxe utne. [Vers 196-198.1
Que si c'est quelqu'un des Dieux qui soit descendu du ciel, il en arrivera ce qu’il leur plaira; car d'ordinaire les Dieux nous apparoissent visiblement quand nous leur faisons des hécatombes, et mangent avec nous; et quelquefois ils se déguisent en forme de voyageurs, et après se découvrent à nous, car nous sommes leurs alliés, aussi bien que les Cyclopes et les Géants. L'on diroit qu'Homère a pris ce beau sentiment dans les livres de Moïse, que les Dieux prennent quelquefois la figure des voyageux! pour éprouver l'hospitalité de ceux qui les servent, et qui sont favorisés d’eux, comme on voit par l'histoire d'Abraham.
Ulysse rejette bien loin cette pensée d’Alcinoüs. Ayez d'autres sentiments, dit-il, car je ne suis point semblable aux Immortels qui habitent le ciel, ni de corps, ni d'esprit,
AXE Gynrotor Bporototy:
OÙs rivas buste Vote uélior’ dyéovras OtCbv ’Avbpdruv, toïalv xev y A yeotv iowoaluny [vers 210-212];
et je puis dire même que j'ai plus souffert que personne. Mais permettez-moi de souper à mon aise, tout aflligé que je suis ; car rien n’est plus impudent qu’un ventre affamé : Où ydp 1 otuyepf Er yastépe aivrepov &AO "YErhero, #7 Éxélevaev Lo pvhoachat dvéyxn, Ko péda vepôpevo, rai dt gpeol mévüos Éxovra. [Vers 216-2 18.]
Notre langue ne souffriroit pas dans un ,poëme héroïque cette facon de parler, qui semble n'être propre qu'au burles-