‹ Œuvres de Jean Lemaire de BelgesChapitre 66 sur 89 · DB · texte numérisé non relu

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auecques leurs alliez amis t parents et confédérés : Et tachent au bien de toute la chose publique de Chrestienté,(l) comme font auiourdhuy Lempereur Maximilian Ceearaujuste, Roy de Germanie : et le Roy treschrestien et tresuietorieux, Loys douzième regnateur pacifique des Francois , auec sa tresheureuse oompaigne, Madame Anne, Royne de France, et Duchesse de Bretaigne. Lequel trespuissant Prince, et Roy Loys douzième produit son règne tresglorieu8ement, sur la nation des Vltramontains ; cestadire Italiens, dont les bons sont louables, et les autres peruers, orgueilleux rebelles, et rétrogrades, enuieux de là prospérité Françoise, sont torbateurs et distarbatturs de tout bien. Bsquelz deux mots, est eomprinse toute leur lascheté.

Cestasauoir, quilz sont turbateurs de Pâîx, pource quilz troublent lunion de Chrestienté forgée tresheureusement en la cité Impériale de Cambray, par tresclere Princesse, Madame Marguerite Auguste, Archiduchesse d'Austriche, et Contesse Palatine de Bourgongne, fille vnique dudit empereur Maximilian. Et oultreplus lesdits roaliuoles sont disturbateurs : Car ilz destourbent de toute leur puissance, que la treshaute et trescatholique emprise desdits Princes, contre les Turcz et autres infidèles, ne vienne à efiect. Laquelle fut iuree et promise solennellement audit traicté de Cambray. Auquel appointement celuy qui deuroit éstre Chef promoteur et entreteneur de ladite ligue et confédération perpétuelle* ha neantmoins directement et indirecte* ment contreuenu : Iasoit ce quil se dise, souuerain de legUse. A la sienne tresgrande confusion, scandalisation

(1) au bien publicque de chrestienté (1528).

m M* oenciiito m lsclis*. 9À\

et mavmure du peuple Chrestien. Dieu vueille quil sen rappite quelque fois. Gomme il fera si Dieu plait. (1)

Et powr cette matière entendre mieux, soit donné «dut et grâce aux bons eabieta, et beniuoles desdite souuerains Princes et Princesses. Et à tous amateurs de vérité historiée, laquelle sera déduite en ee Traieté selon la matière sabiette. Moyennant protestation de non vouloir deroguer à lautorité de leglise Romaine, estant en son intégrité : ne des Papes, prélats et pasteurs, qui sagement et saintement se sont gouuernez : desquelz il s'en est trouué plusieurs, comme on lit par les histoires : et aussi de ceux qui ont fait le contraire, comme on verra. Tellement que les mauuajs ont esté cause des schismes #t djuisiQBS, et les bons des çoncijes et réconciliations. Eptre lesqqpjjes chosçp tf JT ha grand différence. Maintenait il fcpt nfomr te $T9f<& principal.

kk PREMIERE PARTI» PB CE TRAICT&

fnltium pertorbanii omnia à Venetis ortum est.

4«»tar Jta*i jenfc^», Pfefra Mtf ori**, i* fit* Gngirii tatai»

Le proverbe commun di£, quil nest mal dont bien n$ vienne. Dont si les Vénitiens sont cause quil y ayt dissension entre leglise Romaine et la Gallicane, nous en voyons et verrons sortir le fruit des conciles. Lequel fruit »est pap petit, comme il peult apparoir par la teneur de lautprité qui sensuit, par manière de préambule, prins du décret de la première session au concile de Basle, auquel présida

(1) Si fera fil ptaist à Dieu (1548). Toute 1* période y est ponctuée m. 16

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