SOS LA LEGENDE
la laacbeté de Iean Iuatinian Geneupys, print Constantinoble lan m. cccc. lui. Comme si lesdits Vénitiens luy eussent donné ombre et loisibleté de ce faire. Car qui ne de/Tend point vn mal fait, il semble quil le fasse. Toutesuoyes, ilz disent que pour la secourir, ilz firent de grans diligences, en mettant sur mer vn nombre de leurs galees, mais il ne sen y trouua nulles au besoin. Bien y en eut il à la prinse dicelle quarantesept de leurs marchans, qui se disent gentilzhommes, prisonniers au Turc. Mais quelque cruel quil fust, il ne meffît rien à leurs personnes : ie ne scay que cela peut signifier. En après ilz se monstrerent vouloir faire effort contre ledit Turc, et entrer sur luy en la Moree, plus par peur de perdre ce quilz y auoient, que pour zèle de la foy. Mais ainsi comme ilz alloient froidement en besongne, aussi furent ilz reboutez bien facilement par le Turc. Et leur capitaine Bertold tué deuant Corinthe. Àdonques ilz sen retournèrent honteusement pour recommencer guerre en Chrestienté : cestasauoir à ceux de Triest en Gorice, qui est la cité Impériale. Lesquelz à peine voulurent ilz laisser en paix à la requeste du Pape Pie, lequel en auoit autresfois esté euesque. Et ce pendant, ou tantost après, le Turc print Nigrepont moyennant la trahison dun Italien nommé Thomas de Ligorne. Mais ce ne fut pas si grand dommage pour les Vénitiens que pour toute la Chrestienté. Et puis la cité de Corinthe en la Moree : et toute la reste du païs il feit tributaire à lui. Dillec il entra en Albanie, ou il print Dyrrache par force, et Croye (1) en focl&uonie, sans aucune résistance des Vénitiens : lesquelz ttt*ntmoins luy enuoyerent humblement supplier dauoir
\) l>unuso et Kroja, Tilles d'Albanie.