MES VENITIENS
paix, en le flatant de plusieurs dons précieux : entre lesquelz il y auoit grand nombre de harnois de guerre, qui est contre la deffense de L église : et de tel cas se fait excommunication publique à Romme tous les iours du blanc ieudy. Et pour semblable cas ou accusation, le grand trésorier laques Cœur fut banny hors de France, et ses biens confisquez. Et nonobstant toutes les choses dessusdites, le Turc nabaissa rien de sa rigueur enuers eux, ains chassa les ambassadeurs de deuant sa présence lespee traite. Finablement tant importunèrent ilz le Turc par humbles flatemens, quil fut content leur ottroyer vne paix honteuse pour toute la Chrestienté, et dommageable" pour eux. Cestasauoir, parmy ce (1) quilz luy rendissent treize citez quilz tenoient en terre ferme de Grèce, de lempire de Constantinoble, auecques la tresforte cité de Cosdra (2) en Albanie, laquelle sans nul secours de Venise sestoit deffendue de deux ou trois sièges contre la puissance du Turc, estant présent en aucun desdits sièges : tant estaient lesdits Cosdrans bons et fermes Chrestiens. Et neantmoins leurs seigneurs mes mes* liurerent leur cité aux infidèles, aussi firent ilz lisle de Methelin. Et se firent deslors tributaires au Turc dune grand somme dor tous les ans. Voyla comme il appert quilz ne refusent point vn Tyrant ennemy de la foy, pour leur seigneur, là ou ilz ne veullent recongnoitre ne Pape, ny Empereur, ne Prince Ghrestien. Auoir (3) fait la paix au Turc, ilz vindrent tantost soustenir la guerre contre le Pape Sixte, oncle de ce luy qui sied présentement. Et oe, pour la querele des Florentins, comme de ce nous
(1) moyennant que
(2) Schkodra on Scutari .
(3) Après avoir.
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auons touché cj deuant. Pendant lequel temps, le grand Turc feit assiéger Rhodes, et print trente en Calabre, là ou leuesque fut piteusement martyrisé et fiché. Si ne se treuue point, que Vénitiens nulz qui sont leurs voisins, les secourussent en rien. Aussi neussent ilz osé contreuenir aux articles de la paix faite auecques les ennemis de nostre foy. A laquelle (1) conclure, ie demande silz obtindrent licence du Pape, et silz le pouuoient bonnement faire sans ce. Encores demanderay ie voulentiers vn autre poinct : cestasauoir, puis quilz se disent héritiers du Royaume de Cypre, à cause de laques le Bastard vsurpateur dudit Royaume au desauantage de la tresnoble maison de Sauoye, comme il est touché assez amplement au second article, et que ledit Royaume fust tenu en hommage et souueraineté du Soûl dan. A cause de quoy ledit Bastard feit vn horrible, exécrable et tresdannable serment audit Souldan : lequel depuis fut translaté de langue Arabique en Latin, et apporté au Pape Pie par aucuns cheualiers de Rhodes, pour laquelle cause il ne voulut onques receuoir tes ambassadeurs dudit laques comme ambassadeurs du Roy Chrestien : ainçois le leur reprocha bien asprement. Puis donques que les Vénitiens sen font héritiers, nest il pas nécessaire quilz fassent le semblable serment que ledit laques feit en la manière qui sensuit ?
Premièrement il inuoqua le nom de Dieu tout puissant par quarante fois, et puis dit ainsi : Par le grand Dieu haut miséricordieux et bénin, formateur du Ciel et de la Terre, et de toutes choses qui sont en elles : et par ces saints Euangiles : par le saint Baptesme : par S. Iean Baptiste,
(1) Pour laquelle conclure
DBS VENITIENS. 396
et tous les saints, et par la foy des Chrestiens : le promets et iure que toutes les choses que ie sauray seront descouuertes à mon souuerain seigneur AUeseraph Asnal Souldan d'Egypte et Empereur de toute Arabie, duquel Dieu vueille fortifier le Royaume, et que ie seray amy de ses amis, et ennemy de ses ennemis, ie ne luy celeray rien. Et ne souffriray nulz coursaires en mon Royaume : ny ne leur baillêray viures ne ayde. Tous les Egyptiens qui sont esclaues erf mon règne, ie les racheteray et mettray à pleine liberté : ioffriray tous les ans le premier iour du moys d'Octobre ou de Nouembre en forme de tribut aux souuerains temples de Hierusalem et de Lameca, (1) la somme de cinq mille ducatz dor : ie garderay que les Rhodiens ne baillent nulles armes aux pirates. Tout ce qui suruiendra de nouueau digne destre sceu, ie le feray asauoir au Souldan en iuste vérité sans fraude nulle. Et si ie faux en aucune des choses dessusdites, ie seray apostat de la foy Chrestienne et des commandemens des saints Euangiles : ie nieray que ibsvs christ viue, et que sa mère fust vierge : ie tueray sur les fons de baptesme vn camel : et maudiray les prestres de > Leglise : ie renieray la diuinité : et adoreray lhumanité : ie feray fornication sur le grand autel auecques vne Iuïue. Et receuray sur moy toutes les malédictions des saints pères. Marc Corrario Vénitien, duquel depuis ledit Roy Bastard espousa la fille à sa maie santé, nestoit il point présent à voir faire ledit serment et hommage ? dont sans nulle faute il est vray semblable, quilz tiennent Cypre à mesmes conditions, puis quilz ont vsurpé le tiltre. Or laissons vn peu le Souldan, et reuenons au Turc. Certes il
(1) La Mecque.
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nest rien plus vray, que contre le Roy treschrestien Charles huitième, luy estant à Naples ilz sal lièrent du Turc Pagiaseth (1) Othoman à présent régnant, et sen vantèrent en la présence du seigneur d'Argenton (2) ambassadeur dudit seigneur Roy. Mais après la mort dudit Roy Charles, pource que ledit Turc, comme il disoit, les auoit expérimentez non estre gens de foy et de promesse véritable, il leur feit la guerre forte et aspre, et leur osta presques tout ce quilz ten oient de résidu en Grèce, cestasauoir Lepant, Modon, et Coron en la Moree. Si ne treuue ie point pourtant en leurs chroniques quilz ayent iamais fait ordonnance en leur conseil, que quiconques les apporteroit la teste du grand Turc, leur si grand ennemy, il seroit guerdonné de cent mille ducatz. Lequel edit publièrent sur la teste du Roy Charles huitième, comme dessus est dit au second article. Mais bien est vray que comme Antoine Griman chef de leur armée de mer ne se fust osé approcher pour deffendre leurs subietz contre les Turcz à la guerre cy deuant dite, ilz se voulurent ayder de lautorité du nom du Roy treschrestien Loys douzième à présent régnant, qui de nouuel auoit recouuré Milan. Si impetrerent dudit seigneur quil luy pleust enuoyer Montioye son souuerain Roy darmes, signifier au Turc, que lesdits Vénitiens estoient ses alliez, et quil se deportast de les molester : autrement il les ayderoit de toute sa puissance. Mais comme ledit Montioye fut à Venise prest à sembarquer pour tirer celle part : ilz sen voulurent repentir, et len cuiderent garder, de peur quil ne sceust les trafiques quilz menoient en Turquie, pour en aduertir puis après le Roy son maistre. Néantmoins
(1) Bajazet.
(2) L'hiitorien Çommineç
DBS VMUT1BNS. 397
Montioye tira oultre maugré eux, et feit sa charge tresprudemment. Mais à son retour ilz ne voulurent point laisser passer auec luy lambassade que ledit Turc enuoyoit au Roy, pour semblable crainte que dessus : neantmoins ledit Turc escriuit vnes lettres audit seigneur Roy faisans ample tesmoignage de la mauuaise foy desdits Vénitiens. Lesquelles lettres sont desia diuulguees par impression.
Gomme donques les Turcs les eussent ainsi oultragez que dessus, et encores dauantage couru tout le pals deForiul, (1) là ou ilz cueillirent plus de sept mille personnes Chrestiennes pour vendre esclaues en Turquie : mais depuis ilz les tuèrent tous, pource quilz ne les peurent passer à gué oultre vne riuiere creué à force de pluyes. Nonobstant toutes ces choses, les Vénitiens firent tant, quilz impetrerent la paix au Turc, lan mille cinq cens et trois, en luy rendant encores dauantage vne place nomipee sainte Maure en la Moree : et cela fait, la première chose quilz firent après pour eux recompenser de leurs pertes, ilz vindrent prendre Arimine, qui est vn port de mer des terres du Pape, en la Marque d'An cône : par ainsi void on bien quilz ne craingnent gueres doffendre le Pape. Mais à fin quon sache combien quilz se gardent bien de mesprendre contre le Turc, moy estant à Romme en Iuillet, M. D. v. I. vn cheualier de Rhodes nommé messire Daniel, Anglois, me conta comme ladite mesme année il avoit veu en lisle de Zacynthe huit galees Vénitiennes estans en port, donnans vitailles, et refreschissement à quatre fastes Turques qui venoient de courre en Pouille : et emmenoient bien ocl. créatures Chrestiennes pour esclaues en Turquie. Et non
(1) Frioul.
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seulement leurs donnèrent ilz yiures, mais aussi chaines et carquans pour les enferrer. Et oultreplus, auoit veu deux galères subtiles qui portoient vn ambassadeur du Souldan à Venise. Ceste mesrae année, ie vis à Venise plusieurs Mores de Barbarie, quon disoit ambassadeurs du Roy de Tunis, et aussi des Turcz. Laquelle communication, et familiarité de telz gens, .ne semble gueres apporter de fruit à Chrestienté, comme il apparut iadis par les Templiers qui en furent corrompus et deffaits. Iay ouy affermer à vn bombardier de Rhodes, natif du Dauphiné, homme bien entendu, que comme du temps que le Roy Charles huitième alla à Naples, la renommée de sa conqueste volast iusques en Turquie, et les Turcz infidèles dun costé en eussent desia crainte non petite : dont les Grecz pource quilz sont Chrestiens se resiouissoient dautre part, esperans leur deliurance et saluation : mais les Vénitiens qui conuersent entre eux, reprenoient publiquement lesdits Grecz, et se moquoient de leur resiouisseraent : disans que cestoit grand folie, et que encor trop mieux leur valoit endurer la seruitude des Turcz, que la luxure et insolence des François, lesquels en leur propre présence violeroient leurs femmes et leurs filles. 0. précurseurs d'Antéchrist, et procureurs de Mahomet ! Nestes vous pas dignes destre venus ou vous estes ? Non, Mais beaucoup pis : car ie me doute encores que le Roy treschrestien ne soit trop doux en vostre hastoy (1). Et que vostre astuce malitieuse ne soit en aguet pour garder que noz Princes tresillustres de toute Chrestienté ne perseuerent leur concorde. Car vous ne menastes iamais
(1) Hasterelf
DIS VBMTIUIS. ' "5*3 389
autres pratiques, depuis lan cccc. ixii. que vostre Venise fut fondée (1).
Dont et à fin que Dieu toutpuissant monstre à la Chrestienté combien vostre deffaite ruineuse luy est aggreable, voire et nécessaire à lexaulcement de son nom. A lexemple du bon laboureur, qui coppe vne mauuaise branche pour faire pulluler les autres, nest il pas vray que quatre iours après leschac (que vous prinstes au lieu cTAignadel) cestasauoir le vendredy xvm. iour de May, m. d. ix. larmee du Roy Fernand catholique, de laquelle estoient chefz et conducteurs le Cardinal (2) Archeuesque de Toulette, et Dompetre Nauarre à tout quinze mille hommes défirent plus de vingt mille Mores Sarrasins, et prindrent tout dun mesme iour la grosse cité capitale d'Orant en Barbarie : laquelle chose nest autre demonstrance, sinon que vostre diminution, est augmentation et eslargissement de Chrestienté. De laquelle vostre brisure à Carauagio, nous auons chanté ceste double Ballade , laquelle vous est adressée par manière depistre. (3)
BALLADE DOVBLE.
Or est Priam bien vengé d'Antenor, Qui le trahit, et mit son règne en proye.
(1) Cf. P. Gringore, l'Entreprise de Venise, et Venegien o/t et de cause daer âme dattet getehil rijst tuttehen den Venitiantn en de* Roomchen Keyter en den Conineh van VranehHjh gkenarreert. (Gheprint Tantwerpen H mi Michiel van Hoochstraten). (Biblioth. de Gand).
(2) Ximénes, archevêque de Tolède et Pierre de Navarre.
(3) Le duc François Sforza battit les Vénitiens à Caravaggio en Lombardie le 14 septembre 1448.
400 LA LfiOBfDB
Soit publia, et à cry, et à cor
Ce nouveau bruit, et que chacun le croje.
Nous louons Dieu trestous à iointes mains,
Quand tous tant fiers, les plus fiers des humains,
Plus cauteleux que le larron Cacus,
la allez voir dessouz terre Eaous,
Non par barat, qui tant vous deshonnore :
Mais par effort de lances et d'escuz,
Cent ans accreu tout se paje en vne heure. (1)
Cent ans accreu tout se paye en vne heure.
Il est escrit par vn noble chapitre :
Qui feu nourrit pour mettre en autruj feure, (2)
Finer par feu doit tel peruers ministre.
De trahison tous enfans de traître
Sont entachez, soit en taille, ou en fonte,
Tel fut Enee, et Antenor en conte.
Telz estes vous leurs successeurs encor :
Mais le bon droit la malice surmonte.
Or est Priam bien vengé d'Antenor.
Or est Priam bien vengé d'Antenor
Et maintenant on void reflourir Troje
Par Francion, ou Francus filz d'Hector,
A qui tousiours Mars sa victoire ottroye.
Si d'Eneas iadis hoirs les Romains,
Par les François vindrent du plus au moins,
Semblablement par ceux mesmes vaincus,
la estes vous infâmes, et cocus.
Filz d'Antenor, n'est nul qui vous sequeure.
(1) D'après la légende que rappelle Tite-Live, Antënor conduisit en Italie les Henètes ou Venètes de Paphlagonie. Cf. Illustration des Qaules, passim.
(2) oufe%rre y paille.
DBS fVMTIEM. 401
Laissez tous ha le bon patron Marcus :
Cent ans accreu tout se paye en voe heure.
Cent ans aooteu (oui se paje en vne heure :
Car celuy seul, qui tonne, et qui esclistre, Tel fruit cueille, ou qu'on le plante et labeure. (1) Vénitiens, notez bien ceste epistre :
Vous n'estimez, Pape, croce, ne mitre, empereur, Roy, Prince, Duc, Marquis, Conte, Mais main tenait la main de Dieu vous dompte : La main de Dieu sont les Roys, sachez or, Qui ne les craint, sa ruine est bien prompte : Pr est Priam bien vengé d'Antenor.
Or est Priam bien vengé d'Antenor :
Ce qui nous tourne à plaisir et à ioye :
Dont sî par vous est gardé grand trésor, Chacun vainqueur en aura sa montioye.
Bien deuez donc auoir des soucis maints :
Car il vous reste Espaignolz, et Germains Apres les Francs, qui vous ont mis sur cul.
Tous les grans Dieux Iuppiter, et Bacchus N'y peuuent rien, vostre ruine est meure.
Tasté vous ha le filz d'Hector Francus :
Cent ans accreu tout se paye en vne heure.
Cent ans accreu tout se paye en vne heure :
Expérience ha fait ces beaux mots tistre.
Si deuez vous tenir pour chose seure, Que de ce bien vne Dame ha le tiltre :
Par Marguerite Auguste noble arbitre, La paix des Roys faite ainsi qu'on raconte.
(1) Dieu tous atteint partout, m. fi
402 LA LBGBMDB
Peuple sans chef, qui aux Princes raconte, (1) Est mis au ioug, comme on fait bœuf, ou tor : Ce seul moyen met vostre gloire à honte :
Or est Priam bien vengé cVAntenor.
i/hnvoy.
Turcz, ayez peur des grans aigles becus :
Les Dieux d'Enfer Proserpinè et Orcus Apres ceux cy, vous reclam< nt au leurre. (2) Ne songez plus fors tumbeaux et sarcus, Cent ans accreu tout se paye en vne heure.
Le grand déluge ou le feu de Phethonte, (3) N'est rien qu'vn baing, réfrigère ou essor, (4) Au prys du mal qui tous vient et affronte :
Or est Priam bien vengé d'Antenor.
PERORATION DE LACTEVR.
A messire Claude Tkomassin, CAeualier seigneur de Dommartin, Conseiller du Boy et son Conseruateur des foires de Lyon.
Maintenant noble et vertueux seigneur à qui ie suis redeuable par accumulation de bénéfices, puis que par vostre moyen la Légende dessusescrite (plus pource quelle est véritable que enrichie daucunes couleurs dart oratoire) ha esté si heureuse que dobtenir tiltre dapprobation par le seigneur tresclervoyant monseigneur le grand Chancellier de France. (5) Ne conclurons nous pas nécessairement, selon
(1) Synonyme de aconter, acompter, s'estimer.
(2) terme de fauconnerie.
(3) Le Phlégétbon, par abréviation arbitraire.
(4) Essor, essour, air pur, estre à Yessor, être soulagé, se sentir libre. En genevois, s'essourer, sortir pour prendre l'air, (ex-aurore).
(5) Au lieu de mettre un point-Tirgule, l'éd. 1549 semble couper la
DBS VENITIENS. 405
le tbeme de nostre prologue, que les Prophéties, signes et portentes cy dessus mentionnez concurrent à bon droit auec la iuste sentence du souuerain luge ? Et que contre la fortitude de la dextre diuine, de laquelle le bras excelse du Roy ha esté ministre executorial, la sapience humaine, en laquelle les Vénitiens se fondoient tant, nha rien valu ? Reuenons donc à noz présages et prédictions. Nous en auons assez allégué en nostre proëme. Mais celle du Roy Alphonse débouté de son Royaume par le Roy Charles huitième, est plus clere que nulle des autres : lequel feit grauer en marbre sur le portail dun poure conuent de lobseruance, (1) en lisle de Sicile, en laquelle il sestoit retiré, ce qui sensuit : lo sono dom Alfonso Re ai Neapoli, discaciato per forza : io sono fondatore e minislro di questo monaslerio : il signore Lodouico sara il guardiano : e gli signori Venetiani saranno gli frati. Laquelle prophétie conforma depuis le seigneur Ludouic, disant que puis quil donnoit à disner au Roy de France, les Vénitiens luy donneroient à soupper. Encore est aussi bien notable, et plus ridiculeuse la vaticination de celuy, qui les compara à vn corbeau fardé de plumes dautruy, lequel les autres oiseaux desplument. Si ne me sauroye ie tenir de faire encore vne inuectiue exclamatoire contre eux. magnifique parfonde prudence de la seigneurie illustrissime ! A quel nation nestes vous auiourdhuy en fable, et en dérision ? combien est vostre vantise abaissée ? Et voz consaux tant pesez à la balance, confus et entretroublez ? Voire, et qui vous doit plus desplaire,
période par ce point final. La phrase ne finit réellement qu'aux mots : nha rien valu.
(1) Les Obserfantins cordelière qui formaient une des principales branches de Tordre de S. François.