‹ uvres de Jean Rotrou (volume 2)Chapitre 154 sur 465 · ACTE III, SCÈNE IV. aaS · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE IV. aaS

Mais depuis mon malheur d'être en votre disgrâce, Un visible mépris a détruit cette audace; Et qui se voit des yeux le commerce interdit Est bien vain s'il espère et vante son crédit.

Loin de vous desservir et vous être contraire, Je vais de votre hymen solliciter mon père. J'ai déjà sa parole, et, s'il en est besoin, Près de cette beauté vous offre encor mon soin.

FÉDERIC.

En vain je l'obtiendrai de son pouvoir suprême, Si je ne puis encor l'obtenir d'elle-même.

LADISLAS

Je crois que les moyens vous en seront aisés.

FÉDERIC.

Vos soins en ma faveur les ont mal disposés.

LADISLAS

Avec votre vertu ma faveur étoit vaine.

FÉDERIC.

Mes efforts étoit vains avecque votre haine.

LADISLAS

Mes intérêts cessés relèvent votre espoir.

FÉDERIC.

Mes vœux humiliés révèrent mon devoir; Et l'âme qu'une fois on a persuadée A trop d'attachement à sa première idée. Pour reprendre bientôt l'estime ou le mépris. Et guérir aisément d'un dégoût qu'elle a pris.

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