‹ uvres de Jean Rotrou (volume 2)Chapitre 216 sur 465 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

THÉODORE, LÉONOR

THEODORE

Ljé 0 NCR , ton récit redouble mes alarmes.

LÉONOR

Quoi ! si de son repos l'amour trouble les charmes ; Si le prince , madame , en cet âge de feu Où l'âme à la raison s'assujettit si peu , Oii l'esprit sur les sens n'a point encor d'empire , Cherchant à repousser le trait qui le déchire , Pour s'éviter lui-même et l'amour qui le suit , Aux douceurs du sommeil se dérobe une nuit , Faut-il en concevoir une telle épouvante ?

THÉODORE

Que ne peut inspirer l'amour qui le tourmente ? Toi-même, tu m'as dit qu'éperdu , furieux, Il défendit hier l'approche de ces lieux. Dans un trouble mortel passant la nuit entière, Je n'ai pu sans le voir attendre la lumière : J'accours , je le demande , et ne le trouve pas.

3o2 VENCESLAS,

Octave clierche en vain la trace de ses pas : Octave , à qui jamais son cœur n'a su rien taire , Aujourd'hui de sa fuite ignore le mystère. J'en frémis

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