‹ uvres de Jean Rotrou (volume 2)Chapitre 217 sur 465 · SCÈNE IL · texte numérisé non relu

SCÈNE IL

Les MÊMES; L AJ)ISL AS un bras en écharpe ; OCTAVE.

THÉODORE, apercevant Ladislas .

Mais que vois-je? et quel est mon effroi !

OCTAVE, à Théodore.

Madame

THÉODORE , à Octave.

Eh bien ?

OCTAVE

Le prince eût expiré sans moi.

LADISLAS, à Octave.

Demeurons. Je succombe à l'excès de foiblesse Oïl de mon sang versé l'épuisement me laisse. Je me traîne avec peine , et j'ignore oii je suis.

THÉODORE

Ah! mon frère!

LADISLAS , troublé , et s' asseyant avec peine.

Ah! ma sœur ! savez-vous mes ennuis?

Vous voyez ce qu'Amour et Cassandre me coûte. Mais faites observer qu'aucun ne nous écoute.

THÉODORE

Veillez-y, Léonor.

( Lëonor se retire vers le fond du théâtre.)

Vous avez vu , ma sœur ,

Mes plus secrets pensers jusqu'au fond de mon cœur ;

Vous savez les efforts que j'ai faits sur moi-même

Pour secouer le joug de cet amour extrême ,

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