‹ uvres de Jean Rotrou (volume 2)Chapitre 219 sur 465 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

VENCESLAS, LADISLAS, OCTAVE, Gardes.

VENCESLAS

Mon fils !

LADISLAS

Mon père !

VENCESLAS

Hélas

0 fatale rencontre !

LADISLAS , à par!..

VENCESLAS

Est-ce vous , Ladislas , Dont la couleur éteinte et la vue égarée Ne marquent plus qu'un corps dont l'âme est séparée ? En quels lieux , sous ces traits livides et sanglans , Adressez-vous vos pas incertains , chancelans ? Dans les bras du sommeil je vous croyois encore. Quel trouble vous oblige à devancer l'aurore?

LADISLAS , à part.

Que lui dirai-je ? hélas !

VENCESLAS

Répondez-moi , mon fils ; Quel fatal accident

LADISLAS

Seigneur , je vous le dis.

J'allois... i'étois.... l'amour a sur moi tant d'empire! Je me confonds , seigneur , et ne vous puis rien dire.

VENCESLAS

On VOUS croiroit coupable au trouble oii je vous vois , Tt''oa fils : on reconnoît le crime à cet effroi. iS'avez-vous point encor rallumé contre un frère Le feu mal étouffé d'une injuste colère?

Ciel! si pour l'en garder j'avois en vain pourvu

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