SCÈNE III
VENCESLAS, LADISLAS, OCTAVE, Gardes.
VENCESLAS
Mon fils !
LADISLAS
Mon père !
VENCESLAS
Hélas
0 fatale rencontre !
LADISLAS , à par!..
VENCESLAS
Est-ce vous , Ladislas , Dont la couleur éteinte et la vue égarée Ne marquent plus qu'un corps dont l'âme est séparée ? En quels lieux , sous ces traits livides et sanglans , Adressez-vous vos pas incertains , chancelans ? Dans les bras du sommeil je vous croyois encore. Quel trouble vous oblige à devancer l'aurore?
LADISLAS , à part.
Que lui dirai-je ? hélas !
VENCESLAS
Répondez-moi , mon fils ; Quel fatal accident
LADISLAS
Seigneur , je vous le dis.
J'allois... i'étois.... l'amour a sur moi tant d'empire! Je me confonds , seigneur , et ne vous puis rien dire.
VENCESLAS
On VOUS croiroit coupable au trouble oii je vous vois , Tt''oa fils : on reconnoît le crime à cet effroi. iS'avez-vous point encor rallumé contre un frère Le feu mal étouffé d'une injuste colère?
Ciel! si pour l'en garder j'avois en vain pourvu