‹ uvres de Jean Rotrou (volume 2)Chapitre 312 sur 465 · THÉ A.STE · texte numérisé non relu

THÉ A.STE

Qui?

CLÉONIE.

Ce jeune étranger dont l'esprit violent Ne sauroit contenir son mépris insolent.

44o FLORIMONDE ,

Qui te porte une haine à nulle autre seconde ,

Et te peint si léger aux yeux de tout le monde.

THÉASTE.

Quel sentier a-t-il pris? Courons.

CLÉONIE.

Je ne crois pas Que ta course a présent puisse atteindre ses pas. Je crains un triste effet du courroux qui le presse ;

(Tirsis revient. )

Théaste , le voici , reviens. Quelle vitesse !

O dieux ! jamais chevreuil n'a d'un pas si pressé

Evité les assauts dont il est menacé.

THÉASTE.

Fais que ce traître cœur se présente à ma vue. Où l'as -tu vu , cruelle ?

CLÉONIE.

Ah ! simple , tu m'a crue ?

Tu ne tiens rien , Théaste ; il est bien loin d'ici ; Son trépas me seroit un trop cuisant souci , Si je l'avois causé.

THÉASTE.

Ta remise inutile Lui feroit dans le ciel chercher un vain asile. Je saurai son dessein.

CLÉOWIE.

Reconduis - moi chez nous , Après , suis les avis de ton juste courroux. Mais ta civilité souffre dans ta colère , Et tu dois tout soumettre au dessein de me plaire.

FIN UU DEUXIÈME ACTE

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